Les animaux d’Islande : le guide complet de la faune islandaise- 1 Animaux d’Islande : Les mammifères
- 2 Animaux d’Islande : Les oiseaux
- 3 Wildlife Photo Travel et les animaux d’Islande
L’Islande est un paradis pour les photographes animaliers et les amoureux de la nature en général. Cette île devenue célèbre pour ses volcans, est à mi-chemin entre l’Europe et l’Amérique. Elle possède un climat particulier, une situation géologique unique et une histoire qui a créé un lien étroit entre les humains et la vie sauvage. Chez Wildlife Photo Travel, nous sommes passionnés par la nature, et l’Islande fait partie de nos territoires favoris. Nous avons donc décidé de créer un dossier complet sur les animaux d’Islande, à destination des photographes animaliers. Ce dossier décrit notre propre expérience avec la faune islandaise dans différentes régions du pays.
Cet article est organisé de sorte à ce que les ornithologues, les passionnés de mammifères ou de prédateurs, et les amateurs de biologie marine, puissent facilement trouver l’information qui les intéresse. Nous observons et photographions chaque espèce que nous vous présentons ici. Si vous souhaitez rejoindre nos aventures, n’hésitez pas à consulter nos voyages photo en Islande.
Animaux d’Islande : Les mammifères
Comparée aux autres animaux d’Islande (oiseaux, mammifères marins…), l’île n’est clairement pas une terre de mammifères terrestres. Les conditions de vie y sont particulièrement rudes, et son isolement entre les continents européen et américain a empêché la majorité des mammifères de s’y installer naturellement. Pourtant, quelques espèces ont réussi à s’adapter à cet environnement extrême et à trouver leur place au sein de la faune islandaise. Nous allons vous parler dans cet article de ces rares mammifères terrestres d’Islande.
Par contre, l’Islande, avec ses eaux riches en proies, est un paradis pour les mammifères marins de l’Arctique. C’est l’un des endroits où il est le plus facile d’observer des cétacés et des phocidés. Il nous arrive même souvent d’en observer depuis la côte, sans avoir à embarquer sur un bateau.
Certains mammifères, comme l’ours polaire par exemple, sont des passagers ponctuels de l’Islande. Certaines années, des individus débarquent après avoir dérivé sur un iceberg depuis le Groenland, sachant qu’ils n’ont aucune chance de s’installer sur l’île. Malheureusement, l’Etat islandais abat systématiquement ces ours polaires. Le Groenland ne veut pas les reprendre, en invoquant des raisons sanitaires, et ces ours ne peuvent pas survivre en Islande, sans parler du danger qu’ils représentent pour la population.
En réalité, il s’agit surtout de moyens financiers. Rapatrier un ours polaire coûte un argent qu’aucun des deux Etats ne veut dépenser.
Les mammifères terrestres d’Islande
Le climat rude et l’isolement de l’Islande ont limité l’installation naturelle des mammifères sur l’île. Aujourd’hui, la plupart des espèces présentes ont été introduites par l’être humain, volontairement pour certaines, accidentellement pour d’autres. Car oui, malheureusement, l’humain a joué un rôle non négligable dans le paysage actuel des animaux d’Islande.
Voici une liste non exhaustive des mammifères terrestres vivant en Islande :
Le renard polaire, le seul mammifères endémique d’Islande
Dans un premier temps, nous allons nous replonger dans une époque lointaine, celle de l’âge de glace durant laquelle l’Islande était prise dans la banquise. A cette époque, certains animaux pouvaient traverser l’atlantique nord à la marche, sur la glace. Mais cette traversée n’était pas accessible aux grands herbivores comme les bœufs musqués qui avaient besoin d’un climat continental pour survivre. C’est à cette époque que le renard polaire a colonisé l’Islande.
Ensuite, Il faut se replonger en 875, lorsque les premiers colons scandinaves arrivent en Islande. A cette époque, l’île était complètement sauvage et inhabitée par l’humain. Un paradis pour des dizaines de millions d’oiseaux marins, mais aussi pour une espèce qui a survécu à la fin du dernier âge glaciaire. Lorsque la glace s’est retirée, seul le renard polaire a pu survivre dans la toundra islandaise et le climat particulier de l’île. Il est devenu dès lors l’unique mammifère terrestre d’Islande.
Aujourd’hui, le renard polaire est largement présent en Islande malgré la chasse et la persécution qu’il a subi ces derniers siècles. On peut observer et photographier des renards polaires en Islande, mais l’espèce reste discrète dans la plupart des régions. Toutefois, étant donné l’isolement de la région des Westfjords, les renards y ont trouvé un refuge et un habitat de prédilection. C’est dans cette région que nous proposons notre voyage photo renard polaire. C’est aussi là que nous observons et photographions la grande majorité des animaux d’Islande.
Les rennes dans les fjords de l’est
Les rennes ont été importé en Islande au XVIIIe siècle. Comme l’intégralité des mammifères à l’exception du renard polaire, c’est l’intervention de l’humain qui a mené cette espèce dans une île de l’Atlantique nord où elle n’était pas censée vivre naturellement. Mais l’histoire du renne islandais reste intéressante.
En effet, c’est le gouvernement danois (qui contrôlait l’Islande à cette époque) qui a décidé, dans le but de développer l’économie islandaise, d’importer des rennes de scandinavie pour en faire l’élevage. Le but était d’exploiter leur fourrure et leur viande. Mais le résultat était catastrophique : la majorité des rennes sont morts durant le transport ou peu après leur arrivée.
Par la suite, une chasse excessive et des conditions climatiques défavorables ont mené les rennes à l’extinction en Islande. Du moins, c’est ce que les islandais croyaient. Mais une petite population a survécu dans les fjords de l’est. C’est de cette population que descendent les 6000 à 7000 rennes qui vivent aujourd’hui entre le glacier Vatnajökull et les fjords de l’est. Parmis les animaux d’Islande, on recommande particulièrement aux photographes d’aller à la rencontre des rennes rennes.
Le cheval islandais, un animal né en Islande
Le cheval islandais, tel qu’il existe aujourd’hui, n’a pas été introduit mais est né en Islande, en quelque sorte. En effet, les premiers colons scandinaves avaient à l’époque importé des chevaux norvégiens, les fjords. D’autres apports comme les chevaux des Shetlands, ou les chevaux Connemara d’Irlande sont venus renforcer le patrimoine génétique. La suite de l’histoire est faite de sélection naturelle et d’adaptation aux rudes conditions climatiques islandais. Un processus qui a conduit à la naissance d’une nouvelle race de chevaux : Les chevaux islandais !
Après quelques siècles, le parlement islandais, l’Althing, a voté l’interdiction d’importer de nouveaux chevaux en Islande. Le but était de protéger les populations locales des maladies importées d’autres régions du monde, et de préserver le patrimoine génétique des chevaux islandais, déjà bien établis sur l’île.
Aujourd’hui, on peut observer et photographier des chevaux islandais partout sur l’île. Mais le nord de l’Islande reste la meilleure région. On peut y voir des chevaux islandais vivre librement dans les montagnes, souvent dans des paysages à couper le souffle. C’est la situation parfaite pour les photographes qui veulent documenter les chevaux islandais dans leur milieu naturel.
Enfin, le tourisme équestre s’est beaucoup développé ces dernières années. Toutes les agences de voyage et entreprises de tourisme islandaise proposent des prestations de balades à cheval, y compris au départ de la capitale Reykjavik. Mais nous conseillons aux passionnés de chevaux de bien se renseigner avant de réserver ce type de prestations. Si certaines fermes isolées proposent de vraies balades avec des chevaux qui mènent une vie paisible, la majorité des balades à cheval islandais proposées se font dans de mauvaises conditions pour les chevaux.
Les mouton islandais
Le mouton est une institution en Islande! Malheureusement, la présence de moutons en Islande est uniquement liée à leur exploitation, mais étant donné que les moutons sont indissociables des paysages islandais, nous avons décidé d’en parler dans cet article dédié à la faune islandaise.
Les moutons islandais sont les descendants d’anciennes races de moutons norvégiens. Comme les chevaux, ils ont évolué dans un environnement insulaire, isolés génétiquement, et se sont adapté aux conditions climatiques d’Islande. Leur patrimoine génétique est donc l’un des plus anciens d’Europe.
De petites tailles, les moutons islandais ont acquis d’incroyables capacités à résister au froid, au vent, et se sont adaptés aux terrains difficiles. Leur laine est reconnue pour sa grande capacité isolante.
Les moutons islandais vivent en liberté dans les montagnes, la côte et jusqu’aux régions les plus isolées d’Islande. Toutefois, ils restent à l’ intérieur en hiver. Les conditions hivernales arctiques leur seraient fatales.
Le grand rassemblement a lieu chaque année avant l’hiver. Les éleveurs mutualisent alors leurs moyens pour récupérer tous les moutons de la région. Ils utilisaient traditionnellement les chevaux islandais pour se déplacer dans les montagnes et parcourir de longues distances.
Une fois tous les moutons rassemblés dans un lieu prévu à cet effet, les éleveurs les trient et chacun repart avec ses moutons. Ce grand rassemblement est une fête appelée Réttir.
Animaux d’Islande : Les autres mammifères terrestres islandais
D’autres mammifères terrestres non endémiques vivent en Islande. Certains sont arrivés de façon accidentelle (sur des bateaux), d’autres se sont échappés d’élevage et se sont durablement établis sur l’île.
L’un des mammifères qui s’est le mieux adapté à l’Islande est le vison d’Amérique. Ce petit mustélidé a été importé au milieu du XXe siècle pour l’exploitation de la fourrure. Mais certains individus se sont échappés. Ce type de phénomène est souvent le prélude d’une catastrophe écologique, et l’Islande n’échappe pas à cette règle. Les visons d’Amérique se sont reproduits et bien adaptés à l’île. Ils mettent aujourd’hui en danger la reproduction des populations de sternes arctiques, de macareux moines, des oiseaux limicoles et de certaines espèces de canards. Il faut savoir que les visons d’Amérique sont même capables de nager pour traverser des rivières ou rejoindre des îles proches de la côte.
Enfin, d’autres mammifères, essentiellement des rongeurs, sont arrivés accidentellement en Islande. Le rat brun, le rat noir et la souris domestique vivent essentiellement en ville. Tandis que le campagnol des champs s’est merveilleusement bien adapté à la toundra, notamment dans les zones rocheuses. Ces animaux d’Islande méritent une attention particulière, car leur adaptation à cet environnement unique pourrait, à terme, conduire à l’apparition de nouvelles espèces.
Les mammifères marins d’Islande
Les cétacés : la baleine à bosse, reine des fjords
Comme nous l’indiquions plus haut, il est relativement facile d’observer des mammifères marins en Islande. De nombreuses espèces de baleines vivent dans les eaux islandaises : le rorqual boréal, le rorqual commun, la baleine bleue, la baleine de Minke, l’orque, ou encore le cachalot. Mais l’espèce la plus facile à observer est indiscutablement la baleine à bosse. Elle est présente de mai à septembre, voire octobre, dans les Westfjords, dans le nord du côté de Húsavík, dans la péninsule de Snæfellsnes et dans la région de Reykjavik.
L’orque, par contre, est plus difficile à observer, sauf dans la péninsule de Snæfellsnes où elle est largement présente, et pratiquement toute l’année !
Pour observer des baleines en Islande il y a seulement deux options : réserver un Whale watching tour, ou observer avec des jumelles (et parfois même sans) depuis la côte.
Dans le premier cas, vous pouvez réserver un Whale watching tour depuis n’importe quelle région du pays (Reykjavik, Akureyri et Húsavík, Ísafjörður, Hólmavík …).
Dans le second cas, nous conseillons fortement les Westfjords. Le fjord de Skötufjörður est celui où vous avez le plus de chance d’observer des baleines depuis la route.
Enfin, dans le sud-ouest, sur la péninsule de Reykjanes, il nous est arrivé plusieurs fois d’observer des baleines depuis le point de vue de Lóndrangar.
Les phoques communs et les phoques gris
Les deux espèces de phoques qui vivent en Islande sont le phoque commun et le phoque gris.
Il est relativement facile d’observer les phoques communs en Islande. Présents tout autour de l’île, ils fréquentent régulièrement les côtes et se reposent sur les plages rocheuses à marée basse. On peut ainsi observer de petites colonies allant de quelques individus à plusieurs dizaines, selon les sites et les conditions.
Le site le plus remarquable pour les observer est la lagune glaciaire de Jökulsárlón. Formée par la fonte du glacier Vatnajökull, elle constitue un habitat unique pour les phoques et la faune islandaise en général. Ils y évoluent entre les icebergs, pêchant et se reposant dans un environnement calme et protégé.
Pour les photographes animaliers, c’est sans doute l’un des lieux les plus intéressants de l’île : la distance naturelle créée par la lagune limite le stress des animaux, permettant une observation et une approche photographique relativement proches. Les phoques communs y offrent des scènes particulièrement originales, notamment lorsqu’ils se reposent directement sur la glace dérivante.
Les phoques communs sont présents en nombre sur les sites suivants : Péninsule de Vatnsnes, péninsule de Snæfellsnes (Ytri-Tunga), dans le fjord de Skötufjörður (Westfjords) et dans la réserve naturelle de Hornstrandir.
Le phoque gris est beaucoup plus discret que le phoque commun. Le meilleur sport pour l’observer en Islande est la péninsule de Vatnsnes dans le nord. Il faut ouvrir grand les yeux du côté de Illugastaðir et autour de Hvítserkur où certains phoques gris se mêlent aux phoques communs.
D’autres zones comme la plage de Ytri-Tunga dans le Snæfellsnes ou la réserve naturelle de Hornstrandir sont connues pour être fréquentées par les phoques gris.
Enfin, nous vous invitons à ne pas vous approcher trop près des phoques. Même s’ils semblent paisibles, ces animaux tiennent à leur distance de sécurité. Il faut donc garder ses distances pour observer et faire des photos sans déranger les animaux.
Animaux d’Islande : Les oiseaux
L’Islande est l’un des meilleurs territoires pour observer et photographier les oiseaux de l’Arctique. L’île est un important site de reproduction pour environ 75 espèces d’oiseaux marins et terrestres.
L’observation d’oiseaux en Islande est une activité pour laquelle il faut dédier un voyage entier, tant il faut du temps pour parcourir toute l’île et le nombre d’espèces élevé.
Si vous êtes photographe animalier, et que vous souhaitez photographier les oiseaux d’Islande, nous vous recommandons de voyager entre mai et début août. Au-delà, de nombreux oiseaux migrateurs quittent l’île à destination du sud. Globalement, les animaux d’Islande sont beaucoup plus faciles à voir en été, y compris pour les résidents permanents.
La majorité des oiseaux d’Islande sont peu farouches. Étant donné qu’ils ne sont pratiquement plus chassés, ils vivent paisiblement sur les côtes et à l’intérieur des terres. Mais il faut tout de même prendre des précautions. Nous vous invitons à toujours garder vos distances pour ne pas les stresser, et éviter de piétiner les sites de nidification. Le respect de la faune sauvage fait partie intégrante de l’observation et la photographie animalière.
Les oiseaux marins d’Islande
L’Islande est l’un des meilleurs endroits au monde pour observer les oiseaux marins. Réputée pour ses falaises vertigineuses, ses rivières sauvages, ses lacs et ses vastes zones humides, l’île offre des habitats idéaux à une grande diversité d’espèces. Certains oiseaux vivent en Islande toute l’année, mais la majorité sont des migrateurs qui rejoignent l’île durant la belle saison. Pour maximiser vos chances d’observer et de photographier les oiseaux marins d’Islande, l’été reste donc la période idéale.
Le macareux moine
Le macareux moine est un symbole national en Islande, aux côtés des chevaux islandais et des moutons. Ce sont les animaux d’Islande les plus populaires. Ce petit alcidé, adapté à la vie en mer et aux falaises islandaises, est facilement reconnaissable à son pelage noir et blanc, mais surtout à son bec haut en couleurs en période de reproduction.
Le macareux moine passe le plus clair de son temps en haute mer. Il ne rejoint la côte islandaise que pour se reproduire à partir de la fin du mois d’avril. Il creuse alors un terrier sur les sols herbeux, en haut des falaises, et pond un seul œuf.
Au mois d’août, les jeunes macareux quittent le nid, en s’orientant instinctivement vers l’océan. C’est la fin de la saison, les falaises islandaises se vident peu à peu et, lorsque l’hiver arrive, elles sont complètement désertes.
Il est possible d’observer et photographier les macareux en Islande sur plusieurs sites, sans prendre de bateau. Les plus connus sont :
- Les falaises de Dyrhólaey : c’est le spot le plus connu de la côte sud. On peut y observer des macareux avec en contre-bas une spectaculaire arche volcanique et une plage de sable noir.
- Les falaises de Látrabjarg : site plus isolé, aux confins des Westfjords, les falaises de Látrabjarg sont l’un des plus importants refuges européens pour les macareux moines et les autres oiseaux marins.
- Les îles Vestmann : avec une très grande densité, notamment sur l’île de Heimaey, les îles Vestmann sont l’un des meilleurs spots pour voir des macareux moines en Islande.
- Borgarfjörður Eystri : C’est sans doute le plus important spot des fjords de l’est. Les autorités y ont même aménagé une plateforme d’observation. C’est le meilleur spot pour observer les terriers de macareux.
Le guillemot de troïl et le guillemot à miroir
Le guillemot de troïl est beaucoup plus facile à observer en Islande que le guillemot à miroir. Il est présent dans toutes les grandes falaises que nous avons listé précédemment pour le macareux moine. Mais aussi sur d’autres sites comme la réserve de Hornstrandir où le macareux moine est pratiquement absent.
Le guillemot de troïl n’est pas très farouche mais préfère la falaises ouvertes, souvent inaccessibles. De fait, il est plus difficile de le photographier. L’idéal est de surveiller durant le jour polaire les périodes de repos. Il peut alors utiliser des promontoires plus accessibles aux photographes pour se reposer, comme sur cette photo que nous avons prise dans la réserve naturelle de Hornstrandir au mois de juin.
Le guillemot à miroir lui, préfère les côtes rocheuses plus basses, les fjords, mais surtout les petites îles. Le meilleur spot pour l’observer est sur l’île de Vigur dans les Westfjords. Avec son corps d’un noir intense qui contraste avec les deux taches blanches sur les ailes, le guillemot à miroir est très intéressant à photographier, notamment en Islande où la couleur noire du basalt est dominante.
Le petit pingouin (ou pingouin torda)
Plus massif que les guillemots, le petit pingouin est aussi de couleur noir sur le dessus, et blanc en dessous. Ce camouflage est classique chez les oiseaux marins : Vu du dessus, l’oiseau se confond avec la couleur sombre de l’océan. Vu du dessous, le blanc se confond avec la lumière du soleil filtrant à travers l’eau. Ce camouflage s’appelle le contre-ombrage et permet aux petits pingouins de se protéger à la fois des prédateurs aériens que des prédateurs marins
En Islande, le pingouin torda est souvent présent sur les mêmes sites de nidification que les macareux moines. C’est notamment le cas sur les falaises de Látrabjarg.
Les jeunes petits pingouins torda quittent le nid très tôt dans leur développement. Ils rejoignent la mer avant même d’être capables de voler, en se laissant tomber depuis les falaises, généralement de nuit pour limiter les risques de prédation.
Dès qu’ils atteignent l’océan, ils deviennent immédiatement indépendants : ils doivent apprendre seuls à nager, plonger et se nourrir. À ce stade, les parents cessent totalement de les alimenter, marquant la fin du lien de dépendance entre adultes et jeunes.
La sterne arctique
La principale chose à savoir sur la sterne arctique est que cet oiseau est le plus grand migrateur connu chez les animaux. Chaque année, il passe de l’été arctique à l’été antarctique, traversant la planète et fuyant l’hiver. Cette migration peut atteindre 70 000 km en une année !
La sterne arctique en Islande occupe tout le territoire dès le mois de mai. Elle affectionne les zones herbeuses proches de l’océan ou d’un plan d’eau. Les couples se forment pour la vie et les parades nuptiales sont assez impressionnantes. Toutefois, si vous souhaitez photographier les sternes arctique en Islande, attention aux attaques. Cet oiseau peut se montrer particulièrement agressif dès lors qu’un intrus s’approche de la zone de nidification.
Dans un premier temps, il se contente de menacer. Si la menace persiste, il peut piquer la tête. Enfin, si l’intrus se trouve à quelques mètres d’un poussin, les sternes attaquent en nombre et vont jusqu’à déféquer sur l’intrus. On vous aura prévenu, il ne faudra pas oublier votre veste de pluie !
L’eider à duvet
L’eider à duvet est un canard marin emblématique de l’hémisphère nord, et de la faune islandaise en particulier. Il fréquente les régions subarctiques et arctiques, depuis les côtes tempérées froides jusqu’aux abords de la banquise. Parfaitement adapté aux eaux glaciales grâce à son plumage extrêmement isolant, il passe l’essentiel de sa vie en mer et rejoint les côtes pour se reproduire.
En Islande, l’eider à duvet est au cœur d’une tradition ancienne : la récolte durable du duvet. Cette pratique, également présente en Norvège, consiste à récolter une partie du duvet laissé dans les nids après la reproduction, sans perturber les oiseaux ni compromettre leur succès reproducteur. Dans certaines régions côtières islandaises, des fermes aménagent même de petits abris ou des zones protégées afin d’encourager les femelles à venir nicher. Le duvet récolté constitue alors une source de revenu complémentaire.
Pour observer les eiders à duvet en Islande, il faut principalement explorer les zones côtières, en particulier les fjords isolés et peu fréquentés. L’espèce peut former d’importants rassemblements de plusieurs centaines, voire parfois de plus d’un millier d’individus. Malgré cela, les oiseaux restent prudents et rejoignent rapidement le large lorsqu’ils se sentent menacés.
Enfin, un site particulièrement original pour observer l’espèce est la lagune glaciaire de Jökulsárlón. Déjà célèbre pour ses phoques communs, cette lagune attire également de nombreux eiders à duvet. En hiver, on peut les observer posés sur les plaques de glace dérivantes ou au pied des icebergs, offrant des scènes particulièrement photogéniques dans un décor polaire unique.
L’arlequin plongeur
Avec l’eider à duvet, l’arlequin plongeur est l’un des animaux d’Islande que nous observons le plus fréquemment. Durant la période de reproduction, le mâle arbore un plumage particulièrement spectaculaire, mêlant des nuances de bleu ardoise, de roux et de blanc contrasté.
L’arlequin plongeur se nourrit principalement de larves aquatiques, d’insectes et de petits invertébrés qu’il recherche aussi bien le long des côtes islandaises que dans certaines rivières. Contrairement à la plupart des canards marins, il affectionne particulièrement les eaux vives : rapides, torrents et cascades font partie de ses habitats favoris pendant la saison de reproduction.
Très apprécié des ornithologues et des photographes animaliers, l’arlequin plongeur offre en Islande des scènes particulièrement photogéniques. Son plumage sombre et contrasté se détache parfaitement sur les paysages volcaniques, les rivières glaciaires et les formations de basalte noir caractéristiques de l’île.
Les oiseaux limicoles d’Islande
L’huitrier pie
Avec son long bec orangé vif et sa pattes rouge, l’huîtrier pie est l’un des oiseaux les plus emblématiques des côtes de l’Atlantique nord, et un représentant important de la faune islandaise.
L’huîtrier pie est commun en Islande durant la période de reproduction. Sa présence est même permanente à l’ouest et au sud-ouest de l’Islande.
Il existe différentes populations de huîtriers pie. La principale différence réside dans leur régime alimentaire. En effet, les individus qui se nourrissent essentiellement de vers ont le bec plus fin et moins robustes que ceux qui se nourrissent de coquillages.
Pour photographier l’huîtrier pie en Islande, nous vous recommandons de cibler les périodes de marée basse, lorsque ces oiseaux limicoles chassent. Leurs territoires de chasse de prédilection sont les plages sableuses et les estrans rocheux.
L’huîtrier pie est commun parmi les animaux d’Islande, vous n’aurez pas de mal à le repérer avec ses couleurs vives, et son cri assez caractéristique (et audible!).
Le pluvier grand gravelot
Contrairement au petit gravelot, le pluvier grand gravelot est présent pratiquement dans tout l’arctique Eurasiatique. Durant la période de reproduction, il occupe tout le territoire islandais.
Les grands gravelots hivernent sur les côtes françaises et ibérique, et au nord-ouest de l’Afrique. Ils regagnent l’Islande dès le début mai mais ne se reproduisent qu’en juin. On peut les croiser sur toute la côte islandaise, surtout sur les plages de galets, les gravières et les zones humides ouvertes. Ils font partie des animaux d’Islande les plus communs.
Tous les ans, le grand gravelot pond 3 ou 4 œufs à même le sol. Sa stratégie de défense repose essentiellement sur le camouflage, à la fois des œufs et des poussins. Car oui, même si les nids sont à même le sol, ils sont très difficiles à repérer. Toutefois, il nous arrive souvent de croiser des poussins au mois de juillet dans les Westfjords.
Quant aux adultes, ils sont assez faciles à repérer. On les croise la plupart du temps par accident. Ils simulent alors une aile ou une patte cassée pour nous éloigner du nid. Malgré l’aspect comique de la situation, nous évitons de rester sur place et nous nous éloignons pour ne pas stresser ces oiseaux limicoles.
Le phalarope à bec étroit
Le Phalarope à bec étroit trouve en Islande l’un de ses territoires de reproduction les plus favorables. Ce petit limicole d’environ 18 cm fréquente les eaux peu profondes des lacs, mares et lagunes où il se nourrit en surface.
Ce qui rend cette espèce particulièrement intéressante, ce sont deux caractéristiques comportementales remarquables. La première est sa grande tolérance à la présence humaine : peu farouche, il peut souvent être observé à quelques mètres seulement, sans modification notable de son comportement, ce qui en fait une espèce très appréciée des photographes animaliers.
La seconde est son organisation reproductive atypique. Chez cette espèce, ce sont les femelles qui sont plus grandes et plus colorées que les mâles, et le système est inversé par rapport à la majorité des oiseaux : il est polyandre. Les femelles défendent activement un territoire qu’elles occupent et y attirent plusieurs mâles. Ce sont ensuite ces derniers qui assurent l’incubation et l’élevage des jeunes, tandis que les femelles peuvent se déplacer et se reproduire avec d’autres partenaires.
Cette stratégie rare dans le monde des oiseaux contribue à faire du phalarope à bec étroit une espèce particulièrement fascinante à observer dans les paysages islandais.
Le bécasseau violet
Le Bécasseau violet fait partie de nos animaux d’Islande préférés. Il est l’un des limicoles les plus emblématiques des côtes islandaises. Il fait partie des rares espèces à être présentes toute l’année sur l’île, parfaitement adaptées aux conditions rudes des rivages rocheux et battus par les vents.
Très confiant, il est généralement peu farouche et peut être observé à seulement quelques mètres sans modifier son comportement, ce qui en fait une espèce particulièrement appréciée des naturalistes et des photographes.
Pour observer des bécasseaux violets en Islande, les fjords sont des zones particulièrement favorables, notamment à marée basse. On le retrouve alors sur les rochers découverts et dans les tapis d’algues, à la recherche de petits invertébrés.
À marée haute, les individus se regroupent en petits groupes compacts sur les rochers émergés. Ils adoptent alors une posture caractéristique, la tête enfouie dans le plumage pour conserver la chaleur, formant de véritables “boules de plumes” aux teintes sombres et violacées. Cette scène, très graphique dans les paysages côtiers islandais, offre des opportunités d’observation et de photographie particulièrement esthétiques.
Le bécasseau variable
Autre oiseau limicole emblématique d’Islande : le bécasseau variable. Cet échassier très commun arrive sur l’île à partir de la mi-avril pour s’y reproduire, avant de regagner les côtes d’Europe occidentale et d’Afrique pour y passer l’hiver.
En Islande, le bécasseau variable fréquente la plupart des zones humides : marais, marécages, tourbières, lacs, toundras littorales ou encore plaines humides de l’intérieur. Au printemps, il est difficile de passer à côté des chants caractéristiques des mâles, lancés en vol au-dessus de leur territoire. Ces vocalises constituent souvent le meilleur moyen de repérer l’espèce.
Par ailleurs, es bécasseaux variables pondent généralement quatre œufs dans un nid discrètement dissimulé dans la végétation. Comme chez de nombreux limicoles, les poussins sont nidifuges : quelques heures seulement après l’éclosion, ils quittent déjà le nid et commencent à se nourrir par eux-mêmes.
Le bécasseau variable fait partie des animaux d’Islande relativement peu farouches. Malgré cela, il est essentiel de garder ses distances, en particulier durant la période de nidification, afin de ne pas perturber les adultes ou exposer les œufs et les poussins aux prédateurs.
Enfin, il nous est arrivé à plusieurs reprises d’observer des scène de prédation de bécasseaux variables ou de bécasseaux violets par des faucons émerillon. Ces derniers se postent généralement sur un rocher, à moyenne distance des bécasseaux, avant de fondre sur le groupe. De ce qu’on a pu voir, le taux de réussite est assez faible.
Le chevalier gambette
Le Chevalier gambette est l’un des oiseaux les plus emblématiques des zones humides islandaises. Avec ses longues pattes rouges et son cri puissant, il anime les marais, les plaines inondées et les rives des lacs dès le retour du printemps. En Islande, cette espèce migratrice profite des immenses espaces sauvages pour nicher loin des grandes concentrations humaines. Il n’est pas rare de le voir perché sur un piquet ou une petite butte, surveillant son territoire avec vigilance.
Très territorial pendant la période de reproduction, le Chevalier gambette défend activement son nid contre les intrus. Lorsqu’un prédateur ou un promeneur s’approche trop près, il pousse des cris d’alarme insistants et effectue de rapides vols circulaires au-dessus de la zone. Son plumage brun discret lui permet de se fondre facilement dans la végétation basse des marécages, où il pond généralement ses œufs à même le sol.
Enfin, les chevaliers gambette font partie de la longue liste des animaux d’Islande qui quittent l’île à la fin de l’été. Ils rejoignent alors les côtes plus tempérées d’Europe occidentale et d’Afrique. Dès lors, leurs cris caractéristiques disparaissent des paysages du islandais et le silence s’installe de nouveau pour l’hiver.
Les oiseaux terrestres d’Islande
Le lagopède alpin
Le lagopède alpin, ou perdrix des neiges (Rjúpa en islandais), est l’un des maîtres du camouflage en Islande. Parmi les animaux d’Islande, c’est un véritable survivant de l’âge glaciaire. Il affectionne particulièrement les zones de montagne, les champs de lave et les pierriers, où il se reproduit durant l’été.
En hiver, il peut être observé dans une grande partie du pays. Dans les Westfjords, il descend parfois jusqu’aux villages lorsque la nourriture se raréfie en altitude. Il devient alors plus facile à observer. C’est également le cas autour du lac Mývatn, où l’espèce est bien présente tout au long de l’année.
Le lagopède alpin possède un plumage entièrement blanc en hiver, idéal pour se fondre dans la neige. Avec l’arrivée du printemps, ce plumage se mouchette progressivement de brun, avant de devenir entièrement brun et gris en été, assurant un camouflage parfait dans les paysages rocheux et la végétation rase.
Nous avons la chance de photographier des lagopèdes alpins en Islande depuis plusieurs années, en été comme en hiver. Ils sont globalement peu farouches, mais une distance de sécurité d’environ 25 mètres est recommandée pour les observer sans les déranger. En revanche, si un adulte simule une blessure, cela indique généralement la proximité d’un nid : il est alors essentiel de s’éloigner rapidement pour éviter tout stress ou dérangement.
Les deux photographies suivantes du lagopède alpin illustrent les différences de plumage entre l’hiver et l’été.
Le Grand corbeau
Imaginez une espèce capable de vivre aussi bien aux confins de l’Arctique qu’aux portes du Sahara. Le grand corbeau est un remarquable spécialiste des milieux extrêmes. S’il affectionne particulièrement les climats froids, il s’adapte tout aussi bien aux régions arides et montagneuses d’Afrique du Nord. Parmi les animaux d’Islande, le grand corbeau est certainement le plus résillient.
En Islande, le grand corbeau est un résident permanent que l’on peut observer sur l’ensemble du territoire, en particulier le long des côtes et des reliefs escarpés. Opportuniste par excellence, il profite des conditions parfois rudes de l’île pour se nourrir de carcasses de mammifères marins et de tout animal n’ayant pas survécu à l’hiver ou aux tempêtes. Durant la saison de reproduction, il consomme également des œufs, des poussins et occasionnellement de petits mammifères. À ce titre, il occupe une niche écologique similaire à celle du renard polaire.
Le cri rauque et profond du grand corbeau fait pleinement partie de l’ambiance des paysages islandais. On l’entend fréquemment à proximité des falaises, des champs de lave et des zones montagneuses. Les Westfjords comptent parmi les meilleures régions pour l’observer : de grands rassemblements peuvent s’y former lorsqu’un mammifère marin s’échoue sur le littoral.
Le cygne chanteur
Le cygne chanteur est l’un des plus grands oiseaux présents en Islande. On peut le rencontrer — et surtout l’entendre — dans de nombreuses régions de l’île, grâce à son chant puissant qui résonne loin au-dessus des paysages ouverts. Il fréquente en particulier les zones humides et les marécages islandais, mais il est également présent sur les côtes, dans les fjords et à l’intérieur des terres. Les fjords de l’Ouest, notamment, lui offrent des conditions idéales grâce à leur calme et leur faible pression humaine.
Fait intéressant, les populations islandaises présentent une organisation géographique et migratoire différenciée, son cas est unique parmi les animaux d’Islande. Dans l’est du pays, les cygnes chanteurs sont majoritairement migrateurs et rejoignent en hiver les côtes d’Europe occidentale et la Grande-Bretagne. À l’inverse, les populations de l’ouest de l’île sont plus sédentaires et peuvent être observées toute l’année, notamment dans la péninsule de Snæfellsnes, dans les Westfjords, ainsi que dans la région de Reykjavík et sur la péninsule de Reykjanes.
Enfin, pour la photographie animalière, les cygnes chanteurs vivant à l’intérieur des terres sont souvent difficiles à approcher, car ils se montrent particulièrement méfiants. Il est généralement plus efficace de les observer sur les zones côtières ou les eaux ouvertes, où ils adoptent un comportement plus détendu et tolèrent mieux la présence humaine. Ce phénomène vaut également pour un grand nombre d’animaux d’Islande.
Les autres oiseaux d’Islande
Pour compléter ce dossier sur les animaux d’Islande, voici une liste d’autres espèces d’oiseaux vivant sur l’île. Nous décrirons ces espèces petit à petit dans cet article :
Oiseaux terrestres
- Traquet motteux
- Bruant des neiges
- Pipit farlouse
- Étourneau sansonnet
- Merle noir
- Sizerin flammé
- Troglodyte mignon
Oiseaux marins et canards
- Fulmar boréal
- Fou de Bassan
- Labbe parasite
- Grand labbe
- Goéland marin
- Goéland argenté
- Mouette tridactyle
- Sterne arctique
- Harelde boréale
- Harle bièvre
- Bernache cravant
- Canard colvert
- Canard pilet
- Canard siffleur
- Canard souchet
- Oie cendrée
- Oie rieuse
Oiseaux limicoles
- Courlis corlieu
- Barge à queue noire
- Barge rousse
- Phalarope à bec étroit
Rapaces
- Faucon gerfaut
- Pygargue à queue blanche
- Faucon émerillon
Wildlife Photo Travel et les animaux d’Islande
Wildlife Photo Travel est une équipe de passionnés de nature et de vie sauvage. Nous avons posé nos valises en Islande il y a plus de 10 ans, et depuis, nous parcourons l’île, été comme hiver, à la rencontre de la faune islandaise. Nous proposons également des voyages photo à destination des photographes animaliers et des photographes de paysage.
Nos guides sont à la fois des photographes de nature et des spécialistes des climats extrêmes. Leur métier est de permettre aux photographes animaliers d’accéder à des sites naturels dans de bonnes conditions et en toute sécurité. C’est notamment le cas pour notre voyage photo dédié au renard polaire qui se déroule dans une réserve naturelle isolée et complètement sauvage.
Si vous souhaitez en savoir davantage sur nos activités et notre philosophie, n’hésitez pas à nous contacter, nous serons ravis d’en discuter avec vous.
- 1 Animaux d’Islande : Les mammifères
- 2 Animaux d’Islande : Les oiseaux
- 3 Wildlife Photo Travel et les animaux d’Islande
L’Islande est un paradis pour les photographes animaliers et les amoureux de la nature en général. Cette île devenue célèbre pour ses volcans, est à mi-chemin entre l’Europe et l’Amérique. Elle possède un climat particulier, une situation géologique unique et une histoire qui a créé un lien étroit entre les humains et la vie sauvage. Chez Wildlife Photo Travel, nous sommes passionnés par la nature, et l’Islande fait partie de nos territoires favoris. Nous avons donc décidé de créer un dossier complet sur les animaux d’Islande, à destination des photographes animaliers. Ce dossier décrit notre propre expérience avec la faune islandaise dans différentes régions du pays.
Cet article est organisé de sorte à ce que les ornithologues, les passionnés de mammifères ou de prédateurs, et les amateurs de biologie marine, puissent facilement trouver l’information qui les intéresse. Nous observons et photographions chaque espèce que nous vous présentons ici. Si vous souhaitez rejoindre nos aventures, n’hésitez pas à consulter nos voyages photo en Islande.
Animaux d’Islande : Les mammifères
Comparée aux autres animaux d’Islande (oiseaux, mammifères marins…), l’île n’est clairement pas une terre de mammifères terrestres. Les conditions de vie y sont particulièrement rudes, et son isolement entre les continents européen et américain a empêché la majorité des mammifères de s’y installer naturellement. Pourtant, quelques espèces ont réussi à s’adapter à cet environnement extrême et à trouver leur place au sein de la faune islandaise. Nous allons vous parler dans cet article de ces rares mammifères terrestres d’Islande.
Par contre, l’Islande, avec ses eaux riches en proies, est un paradis pour les mammifères marins de l’Arctique. C’est l’un des endroits où il est le plus facile d’observer des cétacés et des phocidés. Il nous arrive même souvent d’en observer depuis la côte, sans avoir à embarquer sur un bateau.
Certains mammifères, comme l’ours polaire par exemple, sont des passagers ponctuels de l’Islande. Certaines années, des individus débarquent après avoir dérivé sur un iceberg depuis le Groenland, sachant qu’ils n’ont aucune chance de s’installer sur l’île. Malheureusement, l’Etat islandais abat systématiquement ces ours polaires. Le Groenland ne veut pas les reprendre, en invoquant des raisons sanitaires, et ces ours ne peuvent pas survivre en Islande, sans parler du danger qu’ils représentent pour la population.
En réalité, il s’agit surtout de moyens financiers. Rapatrier un ours polaire coûte un argent qu’aucun des deux Etats ne veut dépenser.
Les mammifères terrestres d’Islande
Le climat rude et l’isolement de l’Islande ont limité l’installation naturelle des mammifères sur l’île. Aujourd’hui, la plupart des espèces présentes ont été introduites par l’être humain, volontairement pour certaines, accidentellement pour d’autres. Car oui, malheureusement, l’humain a joué un rôle non négligable dans le paysage actuel des animaux d’Islande.
Voici une liste non exhaustive des mammifères terrestres vivant en Islande :
Le renard polaire, le seul mammifères endémique d’Islande
Dans un premier temps, nous allons nous replonger dans une époque lointaine, celle de l’âge de glace durant laquelle l’Islande était prise dans la banquise. A cette époque, certains animaux pouvaient traverser l’atlantique nord à la marche, sur la glace. Mais cette traversée n’était pas accessible aux grands herbivores comme les bœufs musqués qui avaient besoin d’un climat continental pour survivre. C’est à cette époque que le renard polaire a colonisé l’Islande.
Ensuite, Il faut se replonger en 875, lorsque les premiers colons scandinaves arrivent en Islande. A cette époque, l’île était complètement sauvage et inhabitée par l’humain. Un paradis pour des dizaines de millions d’oiseaux marins, mais aussi pour une espèce qui a survécu à la fin du dernier âge glaciaire. Lorsque la glace s’est retirée, seul le renard polaire a pu survivre dans la toundra islandaise et le climat particulier de l’île. Il est devenu dès lors l’unique mammifère terrestre d’Islande.
Aujourd’hui, le renard polaire est largement présent en Islande malgré la chasse et la persécution qu’il a subi ces derniers siècles. On peut observer et photographier des renards polaires en Islande, mais l’espèce reste discrète dans la plupart des régions. Toutefois, étant donné l’isolement de la région des Westfjords, les renards y ont trouvé un refuge et un habitat de prédilection. C’est dans cette région que nous proposons notre voyage photo renard polaire. C’est aussi là que nous observons et photographions la grande majorité des animaux d’Islande.
Les rennes dans les fjords de l’est
Les rennes ont été importé en Islande au XVIIIe siècle. Comme l’intégralité des mammifères à l’exception du renard polaire, c’est l’intervention de l’humain qui a mené cette espèce dans une île de l’Atlantique nord où elle n’était pas censée vivre naturellement. Mais l’histoire du renne islandais reste intéressante.
En effet, c’est le gouvernement danois (qui contrôlait l’Islande à cette époque) qui a décidé, dans le but de développer l’économie islandaise, d’importer des rennes de scandinavie pour en faire l’élevage. Le but était d’exploiter leur fourrure et leur viande. Mais le résultat était catastrophique : la majorité des rennes sont morts durant le transport ou peu après leur arrivée.
Par la suite, une chasse excessive et des conditions climatiques défavorables ont mené les rennes à l’extinction en Islande. Du moins, c’est ce que les islandais croyaient. Mais une petite population a survécu dans les fjords de l’est. C’est de cette population que descendent les 6000 à 7000 rennes qui vivent aujourd’hui entre le glacier Vatnajökull et les fjords de l’est. Parmis les animaux d’Islande, on recommande particulièrement aux photographes d’aller à la rencontre des rennes rennes.
Le cheval islandais, un animal né en Islande
Le cheval islandais, tel qu’il existe aujourd’hui, n’a pas été introduit mais est né en Islande, en quelque sorte. En effet, les premiers colons scandinaves avaient à l’époque importé des chevaux norvégiens, les fjords. D’autres apports comme les chevaux des Shetlands, ou les chevaux Connemara d’Irlande sont venus renforcer le patrimoine génétique. La suite de l’histoire est faite de sélection naturelle et d’adaptation aux rudes conditions climatiques islandais. Un processus qui a conduit à la naissance d’une nouvelle race de chevaux : Les chevaux islandais !
Après quelques siècles, le parlement islandais, l’Althing, a voté l’interdiction d’importer de nouveaux chevaux en Islande. Le but était de protéger les populations locales des maladies importées d’autres régions du monde, et de préserver le patrimoine génétique des chevaux islandais, déjà bien établis sur l’île.
Aujourd’hui, on peut observer et photographier des chevaux islandais partout sur l’île. Mais le nord de l’Islande reste la meilleure région. On peut y voir des chevaux islandais vivre librement dans les montagnes, souvent dans des paysages à couper le souffle. C’est la situation parfaite pour les photographes qui veulent documenter les chevaux islandais dans leur milieu naturel.
Enfin, le tourisme équestre s’est beaucoup développé ces dernières années. Toutes les agences de voyage et entreprises de tourisme islandaise proposent des prestations de balades à cheval, y compris au départ de la capitale Reykjavik. Mais nous conseillons aux passionnés de chevaux de bien se renseigner avant de réserver ce type de prestations. Si certaines fermes isolées proposent de vraies balades avec des chevaux qui mènent une vie paisible, la majorité des balades à cheval islandais proposées se font dans de mauvaises conditions pour les chevaux.
Les mouton islandais
Le mouton est une institution en Islande! Malheureusement, la présence de moutons en Islande est uniquement liée à leur exploitation, mais étant donné que les moutons sont indissociables des paysages islandais, nous avons décidé d’en parler dans cet article dédié à la faune islandaise.
Les moutons islandais sont les descendants d’anciennes races de moutons norvégiens. Comme les chevaux, ils ont évolué dans un environnement insulaire, isolés génétiquement, et se sont adapté aux conditions climatiques d’Islande. Leur patrimoine génétique est donc l’un des plus anciens d’Europe.
De petites tailles, les moutons islandais ont acquis d’incroyables capacités à résister au froid, au vent, et se sont adaptés aux terrains difficiles. Leur laine est reconnue pour sa grande capacité isolante.
Les moutons islandais vivent en liberté dans les montagnes, la côte et jusqu’aux régions les plus isolées d’Islande. Toutefois, ils restent à l’ intérieur en hiver. Les conditions hivernales arctiques leur seraient fatales.
Le grand rassemblement a lieu chaque année avant l’hiver. Les éleveurs mutualisent alors leurs moyens pour récupérer tous les moutons de la région. Ils utilisaient traditionnellement les chevaux islandais pour se déplacer dans les montagnes et parcourir de longues distances.
Une fois tous les moutons rassemblés dans un lieu prévu à cet effet, les éleveurs les trient et chacun repart avec ses moutons. Ce grand rassemblement est une fête appelée Réttir.
Animaux d’Islande : Les autres mammifères terrestres islandais
D’autres mammifères terrestres non endémiques vivent en Islande. Certains sont arrivés de façon accidentelle (sur des bateaux), d’autres se sont échappés d’élevage et se sont durablement établis sur l’île.
L’un des mammifères qui s’est le mieux adapté à l’Islande est le vison d’Amérique. Ce petit mustélidé a été importé au milieu du XXe siècle pour l’exploitation de la fourrure. Mais certains individus se sont échappés. Ce type de phénomène est souvent le prélude d’une catastrophe écologique, et l’Islande n’échappe pas à cette règle. Les visons d’Amérique se sont reproduits et bien adaptés à l’île. Ils mettent aujourd’hui en danger la reproduction des populations de sternes arctiques, de macareux moines, des oiseaux limicoles et de certaines espèces de canards. Il faut savoir que les visons d’Amérique sont même capables de nager pour traverser des rivières ou rejoindre des îles proches de la côte.
Enfin, d’autres mammifères, essentiellement des rongeurs, sont arrivés accidentellement en Islande. Le rat brun, le rat noir et la souris domestique vivent essentiellement en ville. Tandis que le campagnol des champs s’est merveilleusement bien adapté à la toundra, notamment dans les zones rocheuses. Ces animaux d’Islande méritent une attention particulière, car leur adaptation à cet environnement unique pourrait, à terme, conduire à l’apparition de nouvelles espèces.
Les mammifères marins d’Islande
Les cétacés : la baleine à bosse, reine des fjords
Comme nous l’indiquions plus haut, il est relativement facile d’observer des mammifères marins en Islande. De nombreuses espèces de baleines vivent dans les eaux islandaises : le rorqual boréal, le rorqual commun, la baleine bleue, la baleine de Minke, l’orque, ou encore le cachalot. Mais l’espèce la plus facile à observer est indiscutablement la baleine à bosse. Elle est présente de mai à septembre, voire octobre, dans les Westfjords, dans le nord du côté de Húsavík, dans la péninsule de Snæfellsnes et dans la région de Reykjavik.
L’orque, par contre, est plus difficile à observer, sauf dans la péninsule de Snæfellsnes où elle est largement présente, et pratiquement toute l’année !
Pour observer des baleines en Islande il y a seulement deux options : réserver un Whale watching tour, ou observer avec des jumelles (et parfois même sans) depuis la côte.
Dans le premier cas, vous pouvez réserver un Whale watching tour depuis n’importe quelle région du pays (Reykjavik, Akureyri et Húsavík, Ísafjörður, Hólmavík …).
Dans le second cas, nous conseillons fortement les Westfjords. Le fjord de Skötufjörður est celui où vous avez le plus de chance d’observer des baleines depuis la route.
Enfin, dans le sud-ouest, sur la péninsule de Reykjanes, il nous est arrivé plusieurs fois d’observer des baleines depuis le point de vue de Lóndrangar.
Les phoques communs et les phoques gris
Les deux espèces de phoques qui vivent en Islande sont le phoque commun et le phoque gris.
Il est relativement facile d’observer les phoques communs en Islande. Présents tout autour de l’île, ils fréquentent régulièrement les côtes et se reposent sur les plages rocheuses à marée basse. On peut ainsi observer de petites colonies allant de quelques individus à plusieurs dizaines, selon les sites et les conditions.
Le site le plus remarquable pour les observer est la lagune glaciaire de Jökulsárlón. Formée par la fonte du glacier Vatnajökull, elle constitue un habitat unique pour les phoques et la faune islandaise en général. Ils y évoluent entre les icebergs, pêchant et se reposant dans un environnement calme et protégé.
Pour les photographes animaliers, c’est sans doute l’un des lieux les plus intéressants de l’île : la distance naturelle créée par la lagune limite le stress des animaux, permettant une observation et une approche photographique relativement proches. Les phoques communs y offrent des scènes particulièrement originales, notamment lorsqu’ils se reposent directement sur la glace dérivante.
Les phoques communs sont présents en nombre sur les sites suivants : Péninsule de Vatnsnes, péninsule de Snæfellsnes (Ytri-Tunga), dans le fjord de Skötufjörður (Westfjords) et dans la réserve naturelle de Hornstrandir.
Le phoque gris est beaucoup plus discret que le phoque commun. Le meilleur sport pour l’observer en Islande est la péninsule de Vatnsnes dans le nord. Il faut ouvrir grand les yeux du côté de Illugastaðir et autour de Hvítserkur où certains phoques gris se mêlent aux phoques communs.
D’autres zones comme la plage de Ytri-Tunga dans le Snæfellsnes ou la réserve naturelle de Hornstrandir sont connues pour être fréquentées par les phoques gris.
Enfin, nous vous invitons à ne pas vous approcher trop près des phoques. Même s’ils semblent paisibles, ces animaux tiennent à leur distance de sécurité. Il faut donc garder ses distances pour observer et faire des photos sans déranger les animaux.
Animaux d’Islande : Les oiseaux
L’Islande est l’un des meilleurs territoires pour observer et photographier les oiseaux de l’Arctique. L’île est un important site de reproduction pour environ 75 espèces d’oiseaux marins et terrestres.
L’observation d’oiseaux en Islande est une activité pour laquelle il faut dédier un voyage entier, tant il faut du temps pour parcourir toute l’île et le nombre d’espèces élevé.
Si vous êtes photographe animalier, et que vous souhaitez photographier les oiseaux d’Islande, nous vous recommandons de voyager entre mai et début août. Au-delà, de nombreux oiseaux migrateurs quittent l’île à destination du sud. Globalement, les animaux d’Islande sont beaucoup plus faciles à voir en été, y compris pour les résidents permanents.
La majorité des oiseaux d’Islande sont peu farouches. Étant donné qu’ils ne sont pratiquement plus chassés, ils vivent paisiblement sur les côtes et à l’intérieur des terres. Mais il faut tout de même prendre des précautions. Nous vous invitons à toujours garder vos distances pour ne pas les stresser, et éviter de piétiner les sites de nidification. Le respect de la faune sauvage fait partie intégrante de l’observation et la photographie animalière.
Les oiseaux marins d’Islande
L’Islande est l’un des meilleurs endroits au monde pour observer les oiseaux marins. Réputée pour ses falaises vertigineuses, ses rivières sauvages, ses lacs et ses vastes zones humides, l’île offre des habitats idéaux à une grande diversité d’espèces. Certains oiseaux vivent en Islande toute l’année, mais la majorité sont des migrateurs qui rejoignent l’île durant la belle saison. Pour maximiser vos chances d’observer et de photographier les oiseaux marins d’Islande, l’été reste donc la période idéale.
Le macareux moine
Le macareux moine est un symbole national en Islande, aux côtés des chevaux islandais et des moutons. Ce sont les animaux d’Islande les plus populaires. Ce petit alcidé, adapté à la vie en mer et aux falaises islandaises, est facilement reconnaissable à son pelage noir et blanc, mais surtout à son bec haut en couleurs en période de reproduction.
Le macareux moine passe le plus clair de son temps en haute mer. Il ne rejoint la côte islandaise que pour se reproduire à partir de la fin du mois d’avril. Il creuse alors un terrier sur les sols herbeux, en haut des falaises, et pond un seul œuf.
Au mois d’août, les jeunes macareux quittent le nid, en s’orientant instinctivement vers l’océan. C’est la fin de la saison, les falaises islandaises se vident peu à peu et, lorsque l’hiver arrive, elles sont complètement désertes.
Il est possible d’observer et photographier les macareux en Islande sur plusieurs sites, sans prendre de bateau. Les plus connus sont :
- Les falaises de Dyrhólaey : c’est le spot le plus connu de la côte sud. On peut y observer des macareux avec en contre-bas une spectaculaire arche volcanique et une plage de sable noir.
- Les falaises de Látrabjarg : site plus isolé, aux confins des Westfjords, les falaises de Látrabjarg sont l’un des plus importants refuges européens pour les macareux moines et les autres oiseaux marins.
- Les îles Vestmann : avec une très grande densité, notamment sur l’île de Heimaey, les îles Vestmann sont l’un des meilleurs spots pour voir des macareux moines en Islande.
- Borgarfjörður Eystri : C’est sans doute le plus important spot des fjords de l’est. Les autorités y ont même aménagé une plateforme d’observation. C’est le meilleur spot pour observer les terriers de macareux.
Le guillemot de troïl et le guillemot à miroir
Le guillemot de troïl est beaucoup plus facile à observer en Islande que le guillemot à miroir. Il est présent dans toutes les grandes falaises que nous avons listé précédemment pour le macareux moine. Mais aussi sur d’autres sites comme la réserve de Hornstrandir où le macareux moine est pratiquement absent.
Le guillemot de troïl n’est pas très farouche mais préfère la falaises ouvertes, souvent inaccessibles. De fait, il est plus difficile de le photographier. L’idéal est de surveiller durant le jour polaire les périodes de repos. Il peut alors utiliser des promontoires plus accessibles aux photographes pour se reposer, comme sur cette photo que nous avons prise dans la réserve naturelle de Hornstrandir au mois de juin.
Le guillemot à miroir lui, préfère les côtes rocheuses plus basses, les fjords, mais surtout les petites îles. Le meilleur spot pour l’observer est sur l’île de Vigur dans les Westfjords. Avec son corps d’un noir intense qui contraste avec les deux taches blanches sur les ailes, le guillemot à miroir est très intéressant à photographier, notamment en Islande où la couleur noire du basalt est dominante.
Le petit pingouin (ou pingouin torda)
Plus massif que les guillemots, le petit pingouin est aussi de couleur noir sur le dessus, et blanc en dessous. Ce camouflage est classique chez les oiseaux marins : Vu du dessus, l’oiseau se confond avec la couleur sombre de l’océan. Vu du dessous, le blanc se confond avec la lumière du soleil filtrant à travers l’eau. Ce camouflage s’appelle le contre-ombrage et permet aux petits pingouins de se protéger à la fois des prédateurs aériens que des prédateurs marins
En Islande, le pingouin torda est souvent présent sur les mêmes sites de nidification que les macareux moines. C’est notamment le cas sur les falaises de Látrabjarg.
Les jeunes petits pingouins torda quittent le nid très tôt dans leur développement. Ils rejoignent la mer avant même d’être capables de voler, en se laissant tomber depuis les falaises, généralement de nuit pour limiter les risques de prédation.
Dès qu’ils atteignent l’océan, ils deviennent immédiatement indépendants : ils doivent apprendre seuls à nager, plonger et se nourrir. À ce stade, les parents cessent totalement de les alimenter, marquant la fin du lien de dépendance entre adultes et jeunes.
La sterne arctique
La principale chose à savoir sur la sterne arctique est que cet oiseau est le plus grand migrateur connu chez les animaux. Chaque année, il passe de l’été arctique à l’été antarctique, traversant la planète et fuyant l’hiver. Cette migration peut atteindre 70 000 km en une année !
La sterne arctique en Islande occupe tout le territoire dès le mois de mai. Elle affectionne les zones herbeuses proches de l’océan ou d’un plan d’eau. Les couples se forment pour la vie et les parades nuptiales sont assez impressionnantes. Toutefois, si vous souhaitez photographier les sternes arctique en Islande, attention aux attaques. Cet oiseau peut se montrer particulièrement agressif dès lors qu’un intrus s’approche de la zone de nidification.
Dans un premier temps, il se contente de menacer. Si la menace persiste, il peut piquer la tête. Enfin, si l’intrus se trouve à quelques mètres d’un poussin, les sternes attaquent en nombre et vont jusqu’à déféquer sur l’intrus. On vous aura prévenu, il ne faudra pas oublier votre veste de pluie !
L’eider à duvet
L’eider à duvet est un canard marin emblématique de l’hémisphère nord, et de la faune islandaise en particulier. Il fréquente les régions subarctiques et arctiques, depuis les côtes tempérées froides jusqu’aux abords de la banquise. Parfaitement adapté aux eaux glaciales grâce à son plumage extrêmement isolant, il passe l’essentiel de sa vie en mer et rejoint les côtes pour se reproduire.
En Islande, l’eider à duvet est au cœur d’une tradition ancienne : la récolte durable du duvet. Cette pratique, également présente en Norvège, consiste à récolter une partie du duvet laissé dans les nids après la reproduction, sans perturber les oiseaux ni compromettre leur succès reproducteur. Dans certaines régions côtières islandaises, des fermes aménagent même de petits abris ou des zones protégées afin d’encourager les femelles à venir nicher. Le duvet récolté constitue alors une source de revenu complémentaire.
Pour observer les eiders à duvet en Islande, il faut principalement explorer les zones côtières, en particulier les fjords isolés et peu fréquentés. L’espèce peut former d’importants rassemblements de plusieurs centaines, voire parfois de plus d’un millier d’individus. Malgré cela, les oiseaux restent prudents et rejoignent rapidement le large lorsqu’ils se sentent menacés.
Enfin, un site particulièrement original pour observer l’espèce est la lagune glaciaire de Jökulsárlón. Déjà célèbre pour ses phoques communs, cette lagune attire également de nombreux eiders à duvet. En hiver, on peut les observer posés sur les plaques de glace dérivantes ou au pied des icebergs, offrant des scènes particulièrement photogéniques dans un décor polaire unique.
L’arlequin plongeur
Avec l’eider à duvet, l’arlequin plongeur est l’un des animaux d’Islande que nous observons le plus fréquemment. Durant la période de reproduction, le mâle arbore un plumage particulièrement spectaculaire, mêlant des nuances de bleu ardoise, de roux et de blanc contrasté.
L’arlequin plongeur se nourrit principalement de larves aquatiques, d’insectes et de petits invertébrés qu’il recherche aussi bien le long des côtes islandaises que dans certaines rivières. Contrairement à la plupart des canards marins, il affectionne particulièrement les eaux vives : rapides, torrents et cascades font partie de ses habitats favoris pendant la saison de reproduction.
Très apprécié des ornithologues et des photographes animaliers, l’arlequin plongeur offre en Islande des scènes particulièrement photogéniques. Son plumage sombre et contrasté se détache parfaitement sur les paysages volcaniques, les rivières glaciaires et les formations de basalte noir caractéristiques de l’île.
Les oiseaux limicoles d’Islande
L’huitrier pie
Avec son long bec orangé vif et sa pattes rouge, l’huîtrier pie est l’un des oiseaux les plus emblématiques des côtes de l’Atlantique nord, et un représentant important de la faune islandaise.
L’huîtrier pie est commun en Islande durant la période de reproduction. Sa présence est même permanente à l’ouest et au sud-ouest de l’Islande.
Il existe différentes populations de huîtriers pie. La principale différence réside dans leur régime alimentaire. En effet, les individus qui se nourrissent essentiellement de vers ont le bec plus fin et moins robustes que ceux qui se nourrissent de coquillages.
Pour photographier l’huîtrier pie en Islande, nous vous recommandons de cibler les périodes de marée basse, lorsque ces oiseaux limicoles chassent. Leurs territoires de chasse de prédilection sont les plages sableuses et les estrans rocheux.
L’huîtrier pie est commun parmi les animaux d’Islande, vous n’aurez pas de mal à le repérer avec ses couleurs vives, et son cri assez caractéristique (et audible!).
Le pluvier grand gravelot
Contrairement au petit gravelot, le pluvier grand gravelot est présent pratiquement dans tout l’arctique Eurasiatique. Durant la période de reproduction, il occupe tout le territoire islandais.
Les grands gravelots hivernent sur les côtes françaises et ibérique, et au nord-ouest de l’Afrique. Ils regagnent l’Islande dès le début mai mais ne se reproduisent qu’en juin. On peut les croiser sur toute la côte islandaise, surtout sur les plages de galets, les gravières et les zones humides ouvertes. Ils font partie des animaux d’Islande les plus communs.
Tous les ans, le grand gravelot pond 3 ou 4 œufs à même le sol. Sa stratégie de défense repose essentiellement sur le camouflage, à la fois des œufs et des poussins. Car oui, même si les nids sont à même le sol, ils sont très difficiles à repérer. Toutefois, il nous arrive souvent de croiser des poussins au mois de juillet dans les Westfjords.
Quant aux adultes, ils sont assez faciles à repérer. On les croise la plupart du temps par accident. Ils simulent alors une aile ou une patte cassée pour nous éloigner du nid. Malgré l’aspect comique de la situation, nous évitons de rester sur place et nous nous éloignons pour ne pas stresser ces oiseaux limicoles.
Le phalarope à bec étroit
Le Phalarope à bec étroit trouve en Islande l’un de ses territoires de reproduction les plus favorables. Ce petit limicole d’environ 18 cm fréquente les eaux peu profondes des lacs, mares et lagunes où il se nourrit en surface.
Ce qui rend cette espèce particulièrement intéressante, ce sont deux caractéristiques comportementales remarquables. La première est sa grande tolérance à la présence humaine : peu farouche, il peut souvent être observé à quelques mètres seulement, sans modification notable de son comportement, ce qui en fait une espèce très appréciée des photographes animaliers.
La seconde est son organisation reproductive atypique. Chez cette espèce, ce sont les femelles qui sont plus grandes et plus colorées que les mâles, et le système est inversé par rapport à la majorité des oiseaux : il est polyandre. Les femelles défendent activement un territoire qu’elles occupent et y attirent plusieurs mâles. Ce sont ensuite ces derniers qui assurent l’incubation et l’élevage des jeunes, tandis que les femelles peuvent se déplacer et se reproduire avec d’autres partenaires.
Cette stratégie rare dans le monde des oiseaux contribue à faire du phalarope à bec étroit une espèce particulièrement fascinante à observer dans les paysages islandais.
Le bécasseau violet
Le Bécasseau violet fait partie de nos animaux d’Islande préférés. Il est l’un des limicoles les plus emblématiques des côtes islandaises. Il fait partie des rares espèces à être présentes toute l’année sur l’île, parfaitement adaptées aux conditions rudes des rivages rocheux et battus par les vents.
Très confiant, il est généralement peu farouche et peut être observé à seulement quelques mètres sans modifier son comportement, ce qui en fait une espèce particulièrement appréciée des naturalistes et des photographes.
Pour observer des bécasseaux violets en Islande, les fjords sont des zones particulièrement favorables, notamment à marée basse. On le retrouve alors sur les rochers découverts et dans les tapis d’algues, à la recherche de petits invertébrés.
À marée haute, les individus se regroupent en petits groupes compacts sur les rochers émergés. Ils adoptent alors une posture caractéristique, la tête enfouie dans le plumage pour conserver la chaleur, formant de véritables “boules de plumes” aux teintes sombres et violacées. Cette scène, très graphique dans les paysages côtiers islandais, offre des opportunités d’observation et de photographie particulièrement esthétiques.
Le bécasseau variable
Autre oiseau limicole emblématique d’Islande : le bécasseau variable. Cet échassier très commun arrive sur l’île à partir de la mi-avril pour s’y reproduire, avant de regagner les côtes d’Europe occidentale et d’Afrique pour y passer l’hiver.
En Islande, le bécasseau variable fréquente la plupart des zones humides : marais, marécages, tourbières, lacs, toundras littorales ou encore plaines humides de l’intérieur. Au printemps, il est difficile de passer à côté des chants caractéristiques des mâles, lancés en vol au-dessus de leur territoire. Ces vocalises constituent souvent le meilleur moyen de repérer l’espèce.
Par ailleurs, es bécasseaux variables pondent généralement quatre œufs dans un nid discrètement dissimulé dans la végétation. Comme chez de nombreux limicoles, les poussins sont nidifuges : quelques heures seulement après l’éclosion, ils quittent déjà le nid et commencent à se nourrir par eux-mêmes.
Le bécasseau variable fait partie des animaux d’Islande relativement peu farouches. Malgré cela, il est essentiel de garder ses distances, en particulier durant la période de nidification, afin de ne pas perturber les adultes ou exposer les œufs et les poussins aux prédateurs.
Enfin, il nous est arrivé à plusieurs reprises d’observer des scène de prédation de bécasseaux variables ou de bécasseaux violets par des faucons émerillon. Ces derniers se postent généralement sur un rocher, à moyenne distance des bécasseaux, avant de fondre sur le groupe. De ce qu’on a pu voir, le taux de réussite est assez faible.
Le chevalier gambette
Le Chevalier gambette est l’un des oiseaux les plus emblématiques des zones humides islandaises. Avec ses longues pattes rouges et son cri puissant, il anime les marais, les plaines inondées et les rives des lacs dès le retour du printemps. En Islande, cette espèce migratrice profite des immenses espaces sauvages pour nicher loin des grandes concentrations humaines. Il n’est pas rare de le voir perché sur un piquet ou une petite butte, surveillant son territoire avec vigilance.
Très territorial pendant la période de reproduction, le Chevalier gambette défend activement son nid contre les intrus. Lorsqu’un prédateur ou un promeneur s’approche trop près, il pousse des cris d’alarme insistants et effectue de rapides vols circulaires au-dessus de la zone. Son plumage brun discret lui permet de se fondre facilement dans la végétation basse des marécages, où il pond généralement ses œufs à même le sol.
Enfin, les chevaliers gambette font partie de la longue liste des animaux d’Islande qui quittent l’île à la fin de l’été. Ils rejoignent alors les côtes plus tempérées d’Europe occidentale et d’Afrique. Dès lors, leurs cris caractéristiques disparaissent des paysages du islandais et le silence s’installe de nouveau pour l’hiver.
Les oiseaux terrestres d’Islande
Le lagopède alpin
Le lagopède alpin, ou perdrix des neiges (Rjúpa en islandais), est l’un des maîtres du camouflage en Islande. Parmi les animaux d’Islande, c’est un véritable survivant de l’âge glaciaire. Il affectionne particulièrement les zones de montagne, les champs de lave et les pierriers, où il se reproduit durant l’été.
En hiver, il peut être observé dans une grande partie du pays. Dans les Westfjords, il descend parfois jusqu’aux villages lorsque la nourriture se raréfie en altitude. Il devient alors plus facile à observer. C’est également le cas autour du lac Mývatn, où l’espèce est bien présente tout au long de l’année.
Le lagopède alpin possède un plumage entièrement blanc en hiver, idéal pour se fondre dans la neige. Avec l’arrivée du printemps, ce plumage se mouchette progressivement de brun, avant de devenir entièrement brun et gris en été, assurant un camouflage parfait dans les paysages rocheux et la végétation rase.
Nous avons la chance de photographier des lagopèdes alpins en Islande depuis plusieurs années, en été comme en hiver. Ils sont globalement peu farouches, mais une distance de sécurité d’environ 25 mètres est recommandée pour les observer sans les déranger. En revanche, si un adulte simule une blessure, cela indique généralement la proximité d’un nid : il est alors essentiel de s’éloigner rapidement pour éviter tout stress ou dérangement.
Les deux photographies suivantes du lagopède alpin illustrent les différences de plumage entre l’hiver et l’été.
Le Grand corbeau
Imaginez une espèce capable de vivre aussi bien aux confins de l’Arctique qu’aux portes du Sahara. Le grand corbeau est un remarquable spécialiste des milieux extrêmes. S’il affectionne particulièrement les climats froids, il s’adapte tout aussi bien aux régions arides et montagneuses d’Afrique du Nord. Parmi les animaux d’Islande, le grand corbeau est certainement le plus résillient.
En Islande, le grand corbeau est un résident permanent que l’on peut observer sur l’ensemble du territoire, en particulier le long des côtes et des reliefs escarpés. Opportuniste par excellence, il profite des conditions parfois rudes de l’île pour se nourrir de carcasses de mammifères marins et de tout animal n’ayant pas survécu à l’hiver ou aux tempêtes. Durant la saison de reproduction, il consomme également des œufs, des poussins et occasionnellement de petits mammifères. À ce titre, il occupe une niche écologique similaire à celle du renard polaire.
Le cri rauque et profond du grand corbeau fait pleinement partie de l’ambiance des paysages islandais. On l’entend fréquemment à proximité des falaises, des champs de lave et des zones montagneuses. Les Westfjords comptent parmi les meilleures régions pour l’observer : de grands rassemblements peuvent s’y former lorsqu’un mammifère marin s’échoue sur le littoral.
Le cygne chanteur
Le cygne chanteur est l’un des plus grands oiseaux présents en Islande. On peut le rencontrer — et surtout l’entendre — dans de nombreuses régions de l’île, grâce à son chant puissant qui résonne loin au-dessus des paysages ouverts. Il fréquente en particulier les zones humides et les marécages islandais, mais il est également présent sur les côtes, dans les fjords et à l’intérieur des terres. Les fjords de l’Ouest, notamment, lui offrent des conditions idéales grâce à leur calme et leur faible pression humaine.
Fait intéressant, les populations islandaises présentent une organisation géographique et migratoire différenciée, son cas est unique parmi les animaux d’Islande. Dans l’est du pays, les cygnes chanteurs sont majoritairement migrateurs et rejoignent en hiver les côtes d’Europe occidentale et la Grande-Bretagne. À l’inverse, les populations de l’ouest de l’île sont plus sédentaires et peuvent être observées toute l’année, notamment dans la péninsule de Snæfellsnes, dans les Westfjords, ainsi que dans la région de Reykjavík et sur la péninsule de Reykjanes.
Enfin, pour la photographie animalière, les cygnes chanteurs vivant à l’intérieur des terres sont souvent difficiles à approcher, car ils se montrent particulièrement méfiants. Il est généralement plus efficace de les observer sur les zones côtières ou les eaux ouvertes, où ils adoptent un comportement plus détendu et tolèrent mieux la présence humaine. Ce phénomène vaut également pour un grand nombre d’animaux d’Islande.
Les autres oiseaux d’Islande
Pour compléter ce dossier sur les animaux d’Islande, voici une liste d’autres espèces d’oiseaux vivant sur l’île. Nous décrirons ces espèces petit à petit dans cet article :
Oiseaux terrestres
- Traquet motteux
- Bruant des neiges
- Pipit farlouse
- Étourneau sansonnet
- Merle noir
- Sizerin flammé
- Troglodyte mignon
Oiseaux marins et canards
- Fulmar boréal
- Fou de Bassan
- Labbe parasite
- Grand labbe
- Goéland marin
- Goéland argenté
- Mouette tridactyle
- Sterne arctique
- Harelde boréale
- Harle bièvre
- Bernache cravant
- Canard colvert
- Canard pilet
- Canard siffleur
- Canard souchet
- Oie cendrée
- Oie rieuse
Oiseaux limicoles
- Courlis corlieu
- Barge à queue noire
- Barge rousse
- Phalarope à bec étroit
Rapaces
- Faucon gerfaut
- Pygargue à queue blanche
- Faucon émerillon
Wildlife Photo Travel et les animaux d’Islande
Wildlife Photo Travel est une équipe de passionnés de nature et de vie sauvage. Nous avons posé nos valises en Islande il y a plus de 10 ans, et depuis, nous parcourons l’île, été comme hiver, à la rencontre de la faune islandaise. Nous proposons également des voyages photo à destination des photographes animaliers et des photographes de paysage.
Nos guides sont à la fois des photographes de nature et des spécialistes des climats extrêmes. Leur métier est de permettre aux photographes animaliers d’accéder à des sites naturels dans de bonnes conditions et en toute sécurité. C’est notamment le cas pour notre voyage photo dédié au renard polaire qui se déroule dans une réserve naturelle isolée et complètement sauvage.
Si vous souhaitez en savoir davantage sur nos activités et notre philosophie, n’hésitez pas à nous contacter, nous serons ravis d’en discuter avec vous.



























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