Le meilleur appareil photo pour la photographie animalièreNous sommes bien placés pour savoir que la majorité des photographes animaliers passent beaucoup de temps à parler de matériel. Ils dépensent énormément d’énergie dans la recherche et un important budget pour les achats. Dans cet article, nous avons volontairement choisi un titre trompeur pour vous parler de cette course à l’équipement et du mythe qui laisse beaucoup de photographe croire que c’est “l’appareil photo qui fait la photo”. Alors quel est le meilleur appareil photo pour la photographie animalière ?
Dans cet article, nous ne donnons évidemment que notre opinion basée sur notre expérience. Nous parlons de la philosophie qui est la nôtre et que nous essayons de transmettre durant nos stages de photographie animalière. L’idée que nous nous faisons de cet art dépasse la technologie. Mais d’abord, quelles sont les particularités de la photo animalière ?
Les particularités technique de la photographie animalière
La photographie animalière est différente des autres catégories de photographie dans le sens où elle se pratique dans des conditions particulières et avec de nombreuses contraintes. Nous pensons que c’est l’une des catégories les plus difficiles, les plus exigeantes et les plus coûteuses en temps, en énergie et en argent.
D’abord, les photographes animaliers travaillent souvent en basse lumière, car nombreux sont les animaux crépusculaires ou nocturnes. Ces conditions impliquent une grande maîtrise technique et un matériel adapté. Dans ces conditions, il est difficile de réaliser des images si on ne maîtrise pas parfaitement les techniques de stabilisation et de mise au point.
Ensuite, étant donné que la photographie animalière se pratique essentiellement en extérieur, les photographes doivent faire face aux conditions météo. D’une part, ces conditions augmentent le niveau de difficulté, et d’autre part, elles exigent de l’équipement supplémentaire.
Dans les régions les plus extrêmes comme l’arctique, le Sahara ou la jungle, une solide expérience du terrain est nécessaire. Dans tous les cas, les conditions météo sont un défi, mais elles sont aussi source de création. Une photo d’un animal dans le blizzard, dans les vents de sable ou sous une pluie battante raconte une histoire, montre des conditions de vie extrêmes. C’est typiquement ce que nous proposons aux photographes avec le cerf élaphe en écosse ou le renard polaire en Islande.
Enfin, faire de la photographie animalière son métier, avec une rentabilité suffisante et constante, relève de l’exploit ! La majorité des photographes animaliers sont simplement des passionnés de nature avec des objectifs artistiques et de protection de la nature. Financer son appareil photo et ses objectifs est donc plus difficile que pour des catégories de photographies plus rentables.
D’ailleurs, nous souhaitons nous adresser également aux photographes qui veulent pratiquer la photo animalière et qui ne le font pas pour des raisons budgétaires. Il faut savoir qu’avec un vieux boîtier reflex (comme le Nikon D4 par exemple), et un zoom 150/600 de Tamron ou Sigma, il est possible de s’équiper avec un budget tout à fait raisonnable. Il ne faut pas oublier que des photographes animaliers professionnels ont réalisé des images devenues cultes avec des appareils photo considérés aujourd’hui désuets.
La course à la technologie
Les constructeurs d’appareils photo et de lentilles ont évidemment des stratégies marketing très efficaces pour mettre en avant leur équipement photo. Nikon, Canon ou Sony redoublent d’investissements et de créativité pour développer des appareils photo toujours plus performants, avec de nouvelles fonctionnalités et une communication à grande échelle. Il est très facile de s’engouffrer dans un tunnel dans lequel plus on achète, plus on a besoin d’acheter.
Il est certain que la technologie avance à une vitesse inédite. Pour la photographie, et encore plus la vidéo, il devient de plus en plus facile de réaliser des images de haute qualité. Mais paradoxalement, il devient plus difficile de créer des œuvres d’art. Car en remplaçant la connaissance, la persévérance et la créativité par un matériel censé tout faire à notre place, on se retrouve vite emprisonné dans une idée très répandue : Si je n’arrive pas aux résultats souhaités, c’est que j’ai besoin d’un matériel encore plus performant !
En photographie, la course à la technologie a clairement induit beaucoup de gens en erreur. Là où ces avancées sont sensées nous aider, elles deviennent parfois un poids, et il est très difficile de s’en détacher. Durant nos stages photo, nous essayons de sensibiliser les photographes à cette question et à les amener à tirer le meilleur de leur équipement et à progresser en laissant de côté l’idée qu’il ont besoin d’autre chose, de plus de choses …
L’art est avant tout une question de sensibilité
Nous arrivons au sujet le plus important de cet article, celui du conflit entre l’art et cette course à la technologie. Si nous devions répondre à la question posée ici en simplifiant les choses, nous dirions que le meilleur appareil photo est celui qui vous permet de créer votre œuvre d’art telle que vous l’avez imaginé. Exit donc les capteurs ultra performants, les résolutions très élevées ou stabilisateurs à 5 axes. Exit les définitions défiant la réalité et les piqués qui permettent de voir les détails d’un poil de chevreuil. Toute cette technologie ne permet pas à elle seule de créer une œuvre d’art. La technologie à elle seule n’est pas sensible, émouvante, dramatique, elle ne crée pas d’émotion, c’est vous qui avez ce pouvoir, et vous seul.
Faire de la photographie animalière reste un domaine où l’on cherche à susciter des émotions auprès d’un public, connaisseur ou pas. Comme pour les autres domaines de la photographie, on essaye d’imprimer sa propre sensibilité sur ses images. On écrit des histoires qui nous sont propres, qui découlent de jours, de semaines ou même de mois d’observation, de réflexion et de rêve.
La technologie est en contradiction avec cet aspect de la photo animalière, elle peut être un frein à la liberté de création.
Le matériel minimum requis pour pratiquer la photographie animalière
Etant donné les contraintes liées à la pratique de la photographie animalière dont nous parlions précédemment, nous allons essayer de vous donner une idée du minimum nécessaire pour se lancer.
La lumière étant la première contrainte, un appareil photo doit être en mesure de monter en ISO sans trop dégrader l’image. Il est courant en photographie animalière de faire des images avec une sensibilité supérieure à 2000 ISO, et allant facilement jusqu’à 6400 ISO. De fait, l’appareil photo doit pouvoir encaisser ces réglages parfois extrêmes. Ces 10 dernières années, la technologie a beaucoup évolué et pratiquement tous les appareils photo reflex ou mirrorless ont cette capacité. Mais le Nikon D4 dont nous parlons plus haut, et qui est sorti en 2012 (l’âge de pierre, pratiquement) encaisse déjà parfaitement les montées en sensibilité jusqu’à 6400 ISO. Il est donc possible d’avoir un appareil photo performant avec un budget modeste (pour rappel, un D4 d’occasion se négocie autour de 1000€, alors que son descendant, le Nikon D6, est à 7600€).
Ensuite, pour faire face aux conditions météo, le seul critère technique à considérer est la tropicalisation. Votre appareil photo doit être étanche et supporter un certain niveau de précipitations et d’humidité.
Dans certains cas, une housse de protection est indispensable. C’est le cas dans le Sahara ou les régions où le sable et le vent combinés peuvent faire beaucoup de dégâts. C’est le genre de contraintes que nous rencontrons parfois durant notre stage photo dans le Tassili n’Ajjer en Algérie.
Enfin, le téléobjectif doit être assez lumineux pour les mêmes raisons que la sensibilité. Nous dirons qu’au-delà d’une ouverture maximale de 5.6, l’objectif commence à être trop sombre. Les meilleurs rapports qualité prix que nous connaissons sont :
Ces deux deux objectifs ont le mérite d’avoir une bonne qualité, un poids très limité et un budget très bas, si l’on compare aux focales fixes qui coûtent beaucoup plus cher. Ces objectifs sont très utilisés par les photographes animaliers qui aiment être mobiles et qui pratiquent l’approche.
Le meilleur appareil photo pour la photographie animalière
Vous l’aurez compris, le meilleur appareil photo pour la photographie animalière est celui que vous possédez déjà, que vous connaissez bien, qui fait partie de vous et qui vous permet d’exprimer votre créativité sans contrainte. Nous avons très souvent vu des photographes faire preuve d’une immense créativité avec un matériel vieux de 20 ans, et malheureusement, nous avons également vu des photographes avoir des difficultés avec le dernier matériel haut de gamme.
Psychologiquement, nous avons tendance à faire porter au matériel photographique le poids de nos échecs. Mais les échecs font partie de la photographie animalière et ils sont souvent un moteur d’apprentissage.
Bien entendu, nous ne disons pas ici qu’il ne faut jamais faire évoluer son matériel. Nous affirmons simplement qu’acheter un appareil photo tous les 3 ans n’a jamais aidé un photographe à développer sa créativité et sa technique.
Chez Wildlife Photo Travel, nous véhiculons un message qui nous semble important : La photographie sert à raconter des histoires et à provoquer des émotions. Elle est un formidable moyen d’expression artistique.
Réduire cet art à une liste de caractéristiques techniques est trompeur.
Il n’existe pas de meilleur appareil photo, mais il y a d’excellents photographes qui savent tirer partie de leur équipement et du monde qui les entoure !
Nous sommes bien placés pour savoir que la majorité des photographes animaliers passent beaucoup de temps à parler de matériel. Ils dépensent énormément d’énergie dans la recherche et un important budget pour les achats. Dans cet article, nous avons volontairement choisi un titre trompeur pour vous parler de cette course à l’équipement et du mythe qui laisse beaucoup de photographe croire que c’est “l’appareil photo qui fait la photo”. Alors quel est le meilleur appareil photo pour la photographie animalière ?
Dans cet article, nous ne donnons évidemment que notre opinion basée sur notre expérience. Nous parlons de la philosophie qui est la nôtre et que nous essayons de transmettre durant nos stages de photographie animalière. L’idée que nous nous faisons de cet art dépasse la technologie. Mais d’abord, quelles sont les particularités de la photo animalière ?
Les particularités technique de la photographie animalière
La photographie animalière est différente des autres catégories de photographie dans le sens où elle se pratique dans des conditions particulières et avec de nombreuses contraintes. Nous pensons que c’est l’une des catégories les plus difficiles, les plus exigeantes et les plus coûteuses en temps, en énergie et en argent.
D’abord, les photographes animaliers travaillent souvent en basse lumière, car nombreux sont les animaux crépusculaires ou nocturnes. Ces conditions impliquent une grande maîtrise technique et un matériel adapté. Dans ces conditions, il est difficile de réaliser des images si on ne maîtrise pas parfaitement les techniques de stabilisation et de mise au point.
Ensuite, étant donné que la photographie animalière se pratique essentiellement en extérieur, les photographes doivent faire face aux conditions météo. D’une part, ces conditions augmentent le niveau de difficulté, et d’autre part, elles exigent de l’équipement supplémentaire.
Dans les régions les plus extrêmes comme l’arctique, le Sahara ou la jungle, une solide expérience du terrain est nécessaire. Dans tous les cas, les conditions météo sont un défi, mais elles sont aussi source de création. Une photo d’un animal dans le blizzard, dans les vents de sable ou sous une pluie battante raconte une histoire, montre des conditions de vie extrêmes. C’est typiquement ce que nous proposons aux photographes avec le cerf élaphe en écosse ou le renard polaire en Islande.
Enfin, faire de la photographie animalière son métier, avec une rentabilité suffisante et constante, relève de l’exploit ! La majorité des photographes animaliers sont simplement des passionnés de nature avec des objectifs artistiques et de protection de la nature. Financer son appareil photo et ses objectifs est donc plus difficile que pour des catégories de photographies plus rentables.
D’ailleurs, nous souhaitons nous adresser également aux photographes qui veulent pratiquer la photo animalière et qui ne le font pas pour des raisons budgétaires. Il faut savoir qu’avec un vieux boîtier reflex (comme le Nikon D4 par exemple), et un zoom 150/600 de Tamron ou Sigma, il est possible de s’équiper avec un budget tout à fait raisonnable. Il ne faut pas oublier que des photographes animaliers professionnels ont réalisé des images devenues cultes avec des appareils photo considérés aujourd’hui désuets.
La course à la technologie
Les constructeurs d’appareils photo et de lentilles ont évidemment des stratégies marketing très efficaces pour mettre en avant leur équipement photo. Nikon, Canon ou Sony redoublent d’investissements et de créativité pour développer des appareils photo toujours plus performants, avec de nouvelles fonctionnalités et une communication à grande échelle. Il est très facile de s’engouffrer dans un tunnel dans lequel plus on achète, plus on a besoin d’acheter.
Il est certain que la technologie avance à une vitesse inédite. Pour la photographie, et encore plus la vidéo, il devient de plus en plus facile de réaliser des images de haute qualité. Mais paradoxalement, il devient plus difficile de créer des œuvres d’art. Car en remplaçant la connaissance, la persévérance et la créativité par un matériel censé tout faire à notre place, on se retrouve vite emprisonné dans une idée très répandue : Si je n’arrive pas aux résultats souhaités, c’est que j’ai besoin d’un matériel encore plus performant !
En photographie, la course à la technologie a clairement induit beaucoup de gens en erreur. Là où ces avancées sont sensées nous aider, elles deviennent parfois un poids, et il est très difficile de s’en détacher. Durant nos stages photo, nous essayons de sensibiliser les photographes à cette question et à les amener à tirer le meilleur de leur équipement et à progresser en laissant de côté l’idée qu’il ont besoin d’autre chose, de plus de choses …
L’art est avant tout une question de sensibilité
Nous arrivons au sujet le plus important de cet article, celui du conflit entre l’art et cette course à la technologie. Si nous devions répondre à la question posée ici en simplifiant les choses, nous dirions que le meilleur appareil photo est celui qui vous permet de créer votre œuvre d’art telle que vous l’avez imaginé. Exit donc les capteurs ultra performants, les résolutions très élevées ou stabilisateurs à 5 axes. Exit les définitions défiant la réalité et les piqués qui permettent de voir les détails d’un poil de chevreuil. Toute cette technologie ne permet pas à elle seule de créer une œuvre d’art. La technologie à elle seule n’est pas sensible, émouvante, dramatique, elle ne crée pas d’émotion, c’est vous qui avez ce pouvoir, et vous seul.
Faire de la photographie animalière reste un domaine où l’on cherche à susciter des émotions auprès d’un public, connaisseur ou pas. Comme pour les autres domaines de la photographie, on essaye d’imprimer sa propre sensibilité sur ses images. On écrit des histoires qui nous sont propres, qui découlent de jours, de semaines ou même de mois d’observation, de réflexion et de rêve.
La technologie est en contradiction avec cet aspect de la photo animalière, elle peut être un frein à la liberté de création.
Le matériel minimum requis pour pratiquer la photographie animalière
Etant donné les contraintes liées à la pratique de la photographie animalière dont nous parlions précédemment, nous allons essayer de vous donner une idée du minimum nécessaire pour se lancer.
La lumière étant la première contrainte, un appareil photo doit être en mesure de monter en ISO sans trop dégrader l’image. Il est courant en photographie animalière de faire des images avec une sensibilité supérieure à 2000 ISO, et allant facilement jusqu’à 6400 ISO. De fait, l’appareil photo doit pouvoir encaisser ces réglages parfois extrêmes. Ces 10 dernières années, la technologie a beaucoup évolué et pratiquement tous les appareils photo reflex ou mirrorless ont cette capacité. Mais le Nikon D4 dont nous parlons plus haut, et qui est sorti en 2012 (l’âge de pierre, pratiquement) encaisse déjà parfaitement les montées en sensibilité jusqu’à 6400 ISO. Il est donc possible d’avoir un appareil photo performant avec un budget modeste (pour rappel, un D4 d’occasion se négocie autour de 1000€, alors que son descendant, le Nikon D6, est à 7600€).
Ensuite, pour faire face aux conditions météo, le seul critère technique à considérer est la tropicalisation. Votre appareil photo doit être étanche et supporter un certain niveau de précipitations et d’humidité.
Dans certains cas, une housse de protection est indispensable. C’est le cas dans le Sahara ou les régions où le sable et le vent combinés peuvent faire beaucoup de dégâts. C’est le genre de contraintes que nous rencontrons parfois durant notre stage photo dans le Tassili n’Ajjer en Algérie.
Enfin, le téléobjectif doit être assez lumineux pour les mêmes raisons que la sensibilité. Nous dirons qu’au-delà d’une ouverture maximale de 5.6, l’objectif commence à être trop sombre. Les meilleurs rapports qualité prix que nous connaissons sont :
Ces deux deux objectifs ont le mérite d’avoir une bonne qualité, un poids très limité et un budget très bas, si l’on compare aux focales fixes qui coûtent beaucoup plus cher. Ces objectifs sont très utilisés par les photographes animaliers qui aiment être mobiles et qui pratiquent l’approche.
Le meilleur appareil photo pour la photographie animalière
Vous l’aurez compris, le meilleur appareil photo pour la photographie animalière est celui que vous possédez déjà, que vous connaissez bien, qui fait partie de vous et qui vous permet d’exprimer votre créativité sans contrainte. Nous avons très souvent vu des photographes faire preuve d’une immense créativité avec un matériel vieux de 20 ans, et malheureusement, nous avons également vu des photographes avoir des difficultés avec le dernier matériel haut de gamme.
Psychologiquement, nous avons tendance à faire porter au matériel photographique le poids de nos échecs. Mais les échecs font partie de la photographie animalière et ils sont souvent un moteur d’apprentissage.
Bien entendu, nous ne disons pas ici qu’il ne faut jamais faire évoluer son matériel. Nous affirmons simplement qu’acheter un appareil photo tous les 3 ans n’a jamais aidé un photographe à développer sa créativité et sa technique.
Chez Wildlife Photo Travel, nous véhiculons un message qui nous semble important : La photographie sert à raconter des histoires et à provoquer des émotions. Elle est un formidable moyen d’expression artistique.
Réduire cet art à une liste de caractéristiques techniques est trompeur.
Il n’existe pas de meilleur appareil photo, mais il y a d’excellents photographes qui savent tirer partie de leur équipement et du monde qui les entoure !


Sorry, the comment form is closed at this time.