Devenir photographe animalier et de nature

Comment devenir photographe animalier et de nature ?

La photographie animalière est un monde merveilleux, une découverte du monde tel qu’il est, un retour aux sources. De plus en plus de gens, photographes ou non, sont intéressés par cette activité qui, disons-le, fait rêver. Mais comme dans beaucoup de domaines, il y a un écart important entre l’image qu’on se fait de la photographie animalière et la réalité.
Parce qu’on nous a beaucoup posé cette question, nous avons essayé d’y répondre dans cet article : Comment devenir photographe animalier ?

Qu’est ce qu’un photographe animalier et de nature ?

Pour expliquer ce qu’est un photographe animalier, nous allons essayer d’aborder les trois points qui font le socle de ce métier : Le naturaliste, le photographe et l’artiste. Chacun de ces domaines fait partie intégrante du métier, et un photographe animalier doit être les trois à la fois.

1. Le naturaliste

Devenir naturaliste

Le photographe animalier est un naturaliste de terrain. Un passionné de faune, de flore, de minéraux et de tout ce qui constitue la nature, de préférence libre et sauvage. Pour témoigner, mettre en image cette nature sauvage, il est indispensable de comprendre soi-même le fonctionnement des espèces. Il ne s’agit pas de s’obliger à apprendre mais d’être de nature curieuse. En d’autres termes, ça doit absolument être une passion !

Un naturaliste doit se documenter, observer, croiser les informations, c’est une sorte de journaliste d’investigation de la biodiversité. Plus un naturaliste accumule de la connaissance, plus il comprend le fonctionnement des espèces et, de fait, plus facilement il peut observer.

2. Le photographe

Photographie de paysage au Tassili n'Ajjer

Evidemment, il faut être photographe, dans le sens technique du terme, pour réaliser des photographies. Il faut comprendre et maîtriser le fonctionnement d’un appareil photo, maîtriser la lumière, les couleurs, les règles de compositions et tout ce qui constitue ce métier.

Etant donné la difficulté de la photographie animalière, la maîtrise technique doit être parfaite. Faire ses réglages, choisir son cadrage, décider de sa composition, sont autant de tâches que le photographe doit faire instinctivement et rapidement. Et pour atteindre ce niveau de maîtrise, une seule chose compte : l’expérience !

3. L’artiste

Devenir photographe d'art

Enfin, l’artiste est celui qui va mettre ses connaissances de la nature et sa maîtrise technique de la photographie au service de la création. Nous n’avons pas la prétention de répondre à la question : qu’est ce qu’un artiste ? Mais ce que nous pouvons dire par contre, c’est que le photographe animalier doit faire preuve de créativité et d’originalité. Autrement, il serait condamné à faire des photographies vues et revues.

Evidemment, l’art se travaille, se développe et s’entretient. Nous conseillons aux photographes animaliers de s’intéresser à ce qui a déjà été fait, de visiter des expositions, de s’inspirer d’autres photographes connus ou non. C’est ainsi qu’on développe sa créativité. L’artiste a toujours besoin de se nourrir pour créer.

Les prérequis techniques

Maintenant que nous avons défini ce qu’est un photographe animalier, parlons des prérequis techniques.

Les techniques de photographie

Comme nous en parlions plus haut, le photographe animalier doit avoir une parfaite maîtrise technique. Il nous paraît difficile d’explorer le monde de la photo animalière sans utiliser exclusivement le mode manuel, et donc de fait, maîtriser l’exposition, l’ouverture, la sensibilité et les autres réglages d’un appareil photo.
Chez Wildlife Photo Travel, nous conseillons toujours à nos stagiaires de s’abstenir d’utiliser d’autres modes que le mode manuel. Certes, cela prend du temps avant de devenir complètement à l’aise avec tous les réglages. Mais dès lors, tout un monde de lumière, de couleurs, de formes et de textures s’ouvre à nous. En maîtrisant le mode manuel, on supprime tous les obstacles à la créativité.

La randonnée, les activités outdoor et l’autonomie

Apprendre la randonnée pour devenir photographe animalier

Devenir photographe animalier n’est pas qu’une histoire de réglages d’appareil photo. D’autres prérequis techniques sont utiles voire indispensables dans certaines situations. Par exemple, avoir une bonne forme physique et avoir une certaine expérience de la randonnée est un atout majeur. Certes, certains photographes se contentent d’explorer les zones autour de chez eux et rentrent se mettre au chaud le soir. Mais dans le monde de la photo animalière, c’est un luxe. Beaucoup veulent explorer d’autres contrées, photographier de nouvelles espèces et découvrir d’autres écosystèmes. Et dans ce cas là, il n’y a pas de mystère, la méthode la plus efficace est de préparer un sac à dos, de se rendre sur place et de bivouaquer.

Qui dit randonnée et bivouac dit autonomie. Apprendre les techniques d’autonomie dans la nature crée une nouvelle opportunité, celle de l’immersion. En vivant dans la nature, en plein territoire sauvage, on prend le temps de prospecter, observer, apprendre et enfin photographier.
Ces autonomies peuvent durer de quelques jours à plusieurs semaines, et permettent d’aller au fond des choses, de connaître par cœur l’écosystème qu’on convoite et de se rendre réellement compte de la vie des espèces qui y évoluent. Certains de nos stages photo, comme le stage photo renard polaire en Islande, sont des immersions, même si le confort y est supérieur à un bivouac classique. Nous voulons justement donner aux photographes un aperçu des avantages que présente l’autonomie en milieu sauvage.

La science de la nature

Le cerf élaphe écossais dans son environnement

Enfin, la technique c’est aussi et avant tout d’accumuler des connaissances scientifiques d’ordre général. En fonction des espèces qu’on souhaite photographier, on peut être amené à en apprendre davantage sur les événements climatiques, le fonctionnement des marées, l’évolution des espèces, la géologie, et même parfois l’histoire. Les sujets sont nombreux, et on parle ici de l’apprentissage d’une vie.

Le sujet est trop vaste pour tout couvrir, mais nous pouvons vous donner quelques exemples que nous rencontrons durant nos stages photo :

En Ecosse, les cerf élaphes insulaires rencontrent un problème majeur : la pauvreté des sols en sels minéraux les prive d’un besoin vital. Pour y remédier, ces cerfs se sont orientés vers l’océan pour y trouver des algues riches en minéraux. Pour comprendre ces enjeux, il nous a fallu connaître l’histoire de ces îles et découvrir que les cerfs y ont été en grande partie introduits. Il nous a également fallu comprendre la géologie de ces îles et nous questionner sur l’évolution de ces espèces car ils suivent le même schéma que des animaux terrestres devenus marins.

Autre exemple en Islande où le renard polaire a colonisé l’île lors de la dernière période glaciaire. Il y est ensuite resté grâce ou à cause de la fonte des glaces. Etant donné que la principale source d’alimentation de ces renards était les lemmings (des rongeurs de l’arctique) et les restes de phoques tués par les ours polaires, ils ont dû changer de régime alimentaire. Encore une fois, ils se sont orientés vers l’océan où un grand nombre d’animaux morts échouent à marée basse. Les falaises islandaises sont également riches en oiseaux marins (les adultes, les juvéniles et les œufs). Le renard polaire Islandais s’est ainsi rapproché du domaine marin, et une sous-espèce est née de cette évolution (le renard polaire islandais, Vulpes lagopus fuliginosus).

Quelle est la différence entre un photographe animalier et un photographe de nature ?

Ces définitions sont un peu floues, on vous le concède. On entend parfois le terme “photographe animalier” et d’autrefois “photographe de nature”. Quelle est la bonne terminologie et quelle est la différence entre les deux ? Pour nous, la réponse est simple : le photographe animalier est spécialisé dans les animaux, tandis que le photographe de nature couvre un cadre plus large, qui inclut la photographie de paysage, la macrophotographie, l’astrophotographie, etc.

Beaucoup de photographes sont par exemple spécialisés dans le paysage. Ils sillonnent le monde à la recherche de lieux uniques, de lumières éphémères et de couleurs qui sortent du commun. Ces photographes cherchent à sublimer le monde, et s’ils ont un animal dans le cadre, c’est qu’il faisait simplement partie du paysage.

Disons qu’un photographe de nature a plus de choix de sujets. Ce métier est également moins exigeant que la photographie animalière car il nécessite moins de connaissances naturalistes. Mais il n’en est pas moins difficile et beaucoup plus concurrentiel.

Macrophotographie de givre
Macrophotographie de givre
Photographie de mésange nonnette
Photographie de mésange nonnette

Comment devenir un photographe animalier ou un photographe de nature ?

Nous arrivons à la question que beaucoup de passionnés de nature se posent : comment devenir un photographe animalier ou un photographe de nature ?
Etant donné que ce n’est pas un métier conventionnel, et que les parcours atypiques sont clairement majoritaires, nous allons vous donner notre propre opinion sur le chemin le plus court pour devenir photographe animalier. Nous avons choisi de nous adresser aux personnes de caractères autodidactes comme aux personnes qui ont besoin d’une formation ou d’une aide extérieure. Peu importe les moyens, le but est d’arriver à destination : photographier la nature et vivre de sa passion !

Devenir photographe animalier autodidacte

On ne va pas vous le cacher, pour devenir photographe animalier autodidacte il faut être passionné ! Passionné par la nature, la photographie, le vivant, l’art, la création graphique et tout ce qui constitue ce métier. Cette passion est un préalable car le niveau de difficulté est tel qu’on ne compte ni ses heures, ni son énergie. C’est de cette passion que va naître la motivation pour se former, progresser et enfin pratiquer la photo animalière et de nature.

Voici quelques conseils pour devenir photographe animalier en autodidacte :

  • Le premier conseil est de lire, d’abord des monographies (Les guides Delachaux et Niestlé sont des classiques), ensuite des magazines comme Nat’Images et La Hulotte.
  • Regarder régulièrement des documentaires animaliers et se poser la question : comment ces images ont été obtenues ?
  • Acheter une paire de jumelles et commencer à se balader et essayer d’observer des animaux de loin sans autre objectif.
  • Acheter une tente et un sac de couchage et apprendre petit à petit le bivouac, d’abord autour de chez soi, puis dans des lieux plus isolés où la vie sauvage est plus développée.
  • Acheter un appareil photo reflex et un livre pour apprendre les techniques de photographie, et commencer à pratiquer petit à petit en utilisant uniquement le mode manuel. Il faut se fixer de petits objectifs au début et les répéter jusqu’à être à l’aise avec la technique, puis passer à la suivante.
  • Participer à des forums de discussion dédiés à la photo animalière.
  • Visiter des expositions, acheter quelques livres photo de grands photographes animaliers comme Paul Nicklen, Vincent Munier, Cristina Mittermeier ou Melissa Groo.
  • Commencer à photographier des animaux faciles à approcher : des oiseaux communs et peu farouches comme les mésanges.
  • Enregistrer les cris et les chants entendus dans la nature et les identifier à l’aide d’une application ou sur Internet. Le but à terme est de savoir reconnaître les sons de tous les animaux.
  • Travailler sur soi-même pour accepter de ne rien voir durant des heures, parfois des jours. Apprendre à ne pas avoir d’attente.
  • Suivre des photographe animalierssur Youtube qui proposent des immersions.
  • Apprendre, comprendre et appliquer l’éthique du photographe animalier.
  • Essayer de rencontrer d’autres photographes animaliers débutants pour faire des sorties de groupe, des réunions pour partager les expériences, etc. Le but est de ne pas rester seul dans son coin, d’apprendre des autres et de se motiver mutuellement.
  • Pratiquer tous les jours, ou du moins le plus souvent possible. La régularité est l’une des clés de la réussite!

Ce sont toutes ces actions combinées qui vous feront progresser rapidement. Elles vous aideront à franchir rapidement les étapes et à commencer à réaliser des photographies qui vous motiveront à poursuivre l’effort.

Devenir photographe animalier en suivant des formations et des stages

Les formations en photographie

On ne va pas promouvoir une formation en photographie plutôt qu’une autre, il en existe des milliers ! Mais nous vous recommandons d’éviter les formations trop longues. Quelques dizaines d’heures sont largement suffisantes si vous avez la motivation de continuer à progresser en dehors de ces formations.
Bien entendu, vous pouvez également choisir d’aller au bout des choses et d’intégrer une formation de photographie au sein d’une école d’art, mais dans ce cas, le seul conseil que nous pouvons vous donner est de vous assurer que vous avez réellement une vocation, une volonté à toute épreuve.

L’avantage de suivre une formation photo, en opposition à l’apprentissage en autodidacte, est que vous aurez un bagage académique et une culture de la photographie. Vous connaîtrez les grands photographes dans différents domaines, et vous aurez au moins une idée des grandes œuvres photographiques.

Enfin, sachez que vous pouvez vous former à la photographie en intégrant des clubs photo pour débutants. Ces clubs ont le mérite d’être très abordables (quelques centaines d’euros pour ans tout au plus). Ils sont aussi un bon réseau social pour qui aime apprendre en groupe et partager.

Les stages de photo animalière

Proposer des stages de photographie animalière est notre métier et notre passion. Parce qu’on aime partager notre expérience de la vie sauvage, nous pourrions vous en parler pendant des heures. Mais nous allons nous concentrer ici sur les principaux avantages d’un stage photo autour de chez soi ou d’un voyage photo.

D’abord, les stages photo permettent de sortir de sa zone de confort, d’explorer de nouveaux horizons, avec de nouvelles personnes, dans une zone qu’on ne connaît pas forcément. Ces stages sont des aventures qu’on partage avec quelques personnes. D’ailleurs, des amitiés et des collaborations naissent souvent de ces stages.

Ensuite, contrairement aux formations photo classiques, les stages de photographie animalière permettent de côtoyer des photographes animaliers expérimentés. Outre les conseils techniques qu’ils peuvent vous donner, c’est pour vous l’occasion de comprendre leur parcours et leur philosophie. Ces informations peuvent vous éclairer et vous motiver dans votre propre parcours. Ce sont des opportunités importantes dans la vie d’un photographe animalier.

Enfin, pour photographier certaines espèces, il faut parfois un investissement conséquent en temps et en argent. Participer à un voyage photo permet d’accéder à ces espèces plus rapidement.

Les stages photo sont différents d’une formation théorique. Ils sont une sorte de condensé d’apprentissage et de pratique. En d’autres termes, vous apprenez et appliquez en même temps dans les meilleures conditions de photographie animalière. Ce mode de formation facilite la mémorisation. En général, la progression est plus rapide.
Mais l’inconvénient principal des stages photo est évidemment leur coût élevé. Organiser de tels événements sur une semaine, dans des zones isolées du globe, implique des frais élevés.

Attention aux pratiques douteuses

Nous vous déconseillons toutefois les stages photo où les animaux sauvages sont nourris, et ils sont nombreux. Faites notamment attention aux nombreux voyages proposés en Finlande autour du loup et de l’ours brun. Ces voyages se font le plus souvent dans des affûts à proximité de zones où les animaux sont nourris par l’humain. C’est également le cas pour certains stages photo renard polaire en Islande (surtout en hiver).
Lorsqu’on aime la nature, ce n’est pas forcément ce que nous voulons voir.

Ces pratiques sont préjudiciables pour la faune sauvage. L’humain crée des habitudes qui mettent en danger ces animaux. D’une part parce qu’à terme, ils perdent une partie de leur instinct de chasse. Et d’autre part parce que l’humain crée une dépendance. Le jour où ces voyages arrêtent de se vendre, ces gens arrêteront de nourrir, et ces animaux se retrouvent démunis après avoir été nourris par l’humain durant des décennies.

L’éthique du photographe animalier est de ne jamais interagir avec les animaux. Et le nourrissage est la pire des interactions !

La pratique avant tout !

Peu importe les formations et les stages que vous suivrez, les voyages photo que vous ferez, le plus important reste et restera la pratique. Vous seul avez le pouvoir de franchir les étapes pour accéder au monde merveilleux de la photographie animalière !

Pour devenir photographe animalier, nous vous recommandons donc de vous fixer un planning et de créer des habitudes de sorties. Cette régularité vous fera progresser très vite. Les informations resteront fraîches dans votre mémoire.

Vous devez apprendre à prendre du plaisir en étant dans la nature, sans rien attendre. Même si vous avez un objectif, un sujet convoité, sachez qu’il se passe toujours quelque chose dans la nature. Parfois, les seuls éléments suffisent à notre bonheur : un vent soudain qui secoue la forêt, un pic noir qui crie au loin, un campagnol qui sort la truffe de son trou ou même un silence parfait qui nous fait sentir apaisé. C’est aussi ça la photographie de nature, et c’est en cela que c’est un mode de vie !

Le budget nécessaire

Financer un appareil photo et des téléobjectifs objectifs n’est pas forcément évident. En ce qui concerne la photographie animalière, le budget est encore plus conséquent étant donné le coût élevé des téléobjectifs. Mais rassurez-vous, il est tout à fait possible de s’équiper avec un budget plus modeste. Pour cela, il faut s’orienter vers le matériel d’occasion et/ou du matériel plus ancien.

Nous conseillons toujours aux débutants de commencer avec des appareils photo reflex Nikon pour une raison simple : il est possible de monter des objectifs des années 80 sur des boîtiers récents. Cette simple compatibilité permet de se constituer un parc de focales à un prix tout à fait raisonnable. Mais globalement, ce dont vous aurez surtout besoin c’est d’un appareil photo reflex, d’un téléobjectif (idéalement un 600 mm) et d’un objectif grand angle pour les paysage. Notre estimation est qu’il est possible d’avoir un matériel de très bonne qualité, mais d’occasion, avec un budget de moins de 3000€. Cela inclut un appareil photo plein format, un zoom 150-600mm ou 180-600mm et un grand angle 24mm.

Si vous préférez acheter uniquement du neuf, alors il faut compter un budget entre 5000€ et 6000€ pour avoir un matériel photo de qualité.

Autre équipement quasi indispensable aux photographes animaliers : les jumelles !
En effet, une paire de jumelles sert à prospecter, mais aussi à anticiper. Elles permettent de voir avant d’être vu. Pour certains animaux, il est pratiquement impossible de réaliser des images sans avoir fait un repérage avec des jumelles. C’est par exemple le cas pour l’observation d’oiseaux qui ont une bien meilleure vue que nous. Il existe des modèles de jumelles très performantes à moins de 350€.

Enfin, vous aurez besoin d’un trépied pour stabiliser votre appareil photo dans des conditions de basse lumière, et pour le port lors des longues attentes en affût. Il faut compter entre 400€ et 800€ pour un trépied léger et performant.

L’expérience du terrain

Devenir photographe animalier : l'expérience du terrain !

Avant toute chose, il faut savoir qu’un photographe animalier doit avoir une certaine éthique. Respecter la faune et la flore, et les protéger fait partie intégrante du métier de photographe animalier. Nous avons publié un article sur le sujet que nous vous recommandons de lire avant d’aller plus loin : Comment faire de la photographie animalière sans déranger les animaux.

En photographie animalière, l’expérience du terrain est très importante. Mais nous ne parlons pas ici de l’expérience avec le vivant, mais plutôt avec les éléments. Chaque naturaliste doit apprendre. Et apprendre, c’est parfois faire des erreurs, en payer le prix et retenir ses leçons. Beaucoup de photographes animaliers se sont déjà retrouvés coincés dans des tempêtes, à subir les éléments, voire à  frôler l’hypothermie. Ces événements vous marquent, mais ils vous apprennent aussi. La nature sait nous rendre humble.

Pour nous, l’expérience du terrain est la somme de nos succès et de nos erreurs. Elle est notre bagage technique, professionnel. Et cette expérience ne peut être acquise que sur le terrain. Voilà pourquoi nous vous conseillons de pratiquer, de sortir et de passer du temps en expérience par tous les temps. La nature, ce n’est pas uniquement un grand ciel bleu. La nature est parfois intransigeante, et nous devons apprendre à respecter cette force.

Conclusion

Vous l’aurez compris, devenir photographe animalier n’est pas une chose facile. Mais ce n’est pas non plus une montagne infranchissable. Toute personne motivée et passionnée par la nature a les capacités d’y arriver. Si nous insistons sur les nombreuses difficultés du métier dans cet article, c’est pour vous éviter d’être induit en erreur, notamment par les contenus trompeurs sur réseaux sociaux. Notre but était de vous donner une idée réaliste, de vous inviter dans ce monde avec les bonnes attentes.

Si vous vous sentez attiré par la nature, alors nous ne pouvons que vous encourager à vous investir. Pratiquer la photographie animalière ou la photographie de nature, ou même simplement s’intéresser à la vie sauvage est le meilleur moyen de vivre sa passion, mais surtout de protéger ce monde si fragile.  Un monde qui n’a pas besoin de nous pour exister, mais qui a malheureusement aujourd’hui besoin de nous pour témoigner et alerter.

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